Législatives 2026 – FLN Oran – Plus de 300 candidatures attendues et une opération de tri sous haute vigilance

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H. Nassira 

La mouhafadha de l’FLN à Oran s’apprête à ouvrir, ce samedi, au siège situé en centre-ville, l’opération de réception des dossiers de candidature dans le cadre des élections législatives prévues le 2 juillet prochain. Cette étape intervient à l’issue de la phase préparatoire menée au niveau des 39 kasmas du parti, consacrée à la collecte des dossiers des militants souhaitant se porter candidats, dans un contexte marqué par une forte mobilisation interne.

Selon les estimations établies au sein de la formation politique, le nombre de postulants pourrait dépasser les 300 candidatures, porté par l’ouverture du processus à l’ensemble des militants remplissant les conditions fixées par les textes internes, notamment une ancienneté minimale de cinq années, attestée par la carte d’adhésion, conformément aux dispositions statutaires du parti.

Dans ce cadre, un superviseur chargé du suivi, de l’encadrement et du contrôle de l’opération de réception des dossiers prendra officiellement ses fonctions dès samedi soir au siège de la mouhafadha. Il entamera sa mission à Oran conformément aux directives organisationnelles arrêtées lors de la réunion du secrétaire général du Front de libération nationale, qui a défini les règles encadrant cette phase sensible du processus de sélection.

Le superviseur est tenu d’exercer ses prérogatives dans un strict respect des principes de neutralité, d’impartialité et de transparence, en s’abstenant de toute forme d’intervention susceptible d’influencer le traitement des candidatures ou d’introduire des considérations étrangères aux critères établis.

À cet effet, la direction du parti a désigné Hoari Abdallah, membre du comité central, en qualité de superviseur au niveau de la mouhafadha d’Oran. Déjà chargé d’une mission similaire lors des préparatifs du dernier congrès national du parti, il est appelé à jouer un rôle central dans l’accompagnement de cette phase organisationnelle, appelée à refléter la discipline interne, la crédibilité du processus et la capacité de structuration du parti à l’approche de l’échéance électorale.

Dans le cadre de ses attributions, il devra veiller à la bonne conduite de l’ensemble des opérations préparatoires, tout en garantissant la stabilité du processus et en préservant son déroulement de toute tension ou divergence interne susceptible d’en altérer la cohérence.

Il est également expressément exigé, à l’instar des autres responsables désignés dans ce cadre, de se conformer strictement aux textes réglementaires et aux dispositions légales en vigueur, en s’interdisant toute interprétation hors cadre, tout favoritisme ou toute influence indirecte. Le respect rigoureux du règlement intérieur constitue, à cet égard, une exigence fondamentale de la mission qui lui est confiée.

Le superviseur entamera effectivement, dès ce dimanche, l’examen et le suivi des dossiers de candidature au niveau de la mouhafadha d’Oran. Cette phase se déroulera dans un esprit de rigueur organisationnelle, d’accompagnement méthodique et d’éthique de gestion, avec pour objectif de garantir la transparence du processus et de préserver la cohésion interne du parti.

Un volume attendu de plus de 300 candidatures

Fort de son ancrage militant et de l’étendue de son réseau organisationnel, le FLN à Oran ne fait pas face à une insuffisance de candidatures. Les modalités internes de participation, clairement définies, garantissent l’ouverture du processus à l’ensemble des militants répondant aux critères requis, sans exclusion a priori. Lors des élections législatives de 2021, le parti avait enregistré 340 dossiers de candidature, un niveau qui pourrait être atteint, voire dépassé, lors de ce nouveau scrutin.

Toutefois, les législatives de 2026 pourraient se distinguer par une configuration particulière, avec la présence annoncée de candidatures issues de proches de membres du bureau de la mouhafadha et de la commission centrale — conjoints ou enfants — ainsi que de certains responsables eux-mêmes. Cette situation impose, conformément aux règles internes, leur mise à l’écart de toute mission liée à l’encadrement ou à l’évaluation des dossiers, afin de garantir l’indépendance et la neutralité de la procédure.

Dans cette perspective, la commission en charge du traitement des candidatures pourrait être composée de six membres, issus du comité central et du bureau de la mouhafadha, dans le respect des équilibres organisationnels établis.

Par ailleurs, face à la diversité attendue des profils candidats — jeunes militants, femmes, cadres du parti, universitaires, salariés, demandeurs d’emploi, ainsi que d’autres catégories sociales — il a été décidé de procéder à un examen approfondi et rigoureux des dossiers. L’accent sera mis sur la réputation, la probité et la conformité des profils aux exigences politiques et organisationnelles du parti.

Le dispositif interne devrait ainsi aboutir, dans une première étape, à la constitution de trois listes préliminaires comprenant chacune 22 noms. Ces listes seront transmises à la direction nationale du parti pour arbitrage et validation. Celle-ci procédera ensuite à la sélection finale selon la configuration 16+6, correspondant à la répartition des sièges attribués à la wilaya, avant l’établissement et l’envoi de la liste définitive à la direction centrale à Alger.

Enfin, l’ensemble des candidatures non retenues dans les listes préliminaires demeurera néanmoins soumis à l’examen de la direction nationale, certaines pouvant être réévaluées si leur profil est jugé pertinent dans le cadre de l’arbitrage final.