B.Y
La Journée du Savoir (Youm el-Ilm), marquant chaque 16 avril la disparition en 1940 de Cheikh Abdelhamid Ben Badis, a enflammé les wilayas du sud algérien par un bouquet d’activités culturelles et scientifiques. Sous supervision des autorités locales, élèves des trois cycles, universitaires et enseignants ont convergé vers des rencontres centrées sur le réformateur, fondateur en 1931 de l’Association des oulémas musulmans algériens.
Sa pensée trilogique – religion, patrie, savoir (din, watan, zaghrouta) – a structuré les débats, rappelant comment Ben Badis forgea l’identité algérienne contre l’assimilation coloniale, promouvant instruction religieuse et laïque pour souveraineté nationale. Expos photos, conférences et tables rondes ont ravivé son legs anticolonial, liant foi authentique à progrès scientifique. Au cœur des programmes : expositions de livres rares sur l’héritage badissien et robotique innovante, où jeunes sudistes ont démontré des prototypes high-tech – drones sahariens pour agriculture, IA pour gestion eau, robotique médicale adaptée aux zones isolées. Ces solutions intelligentes illustrent l’application concrète du savoir à la vie quotidienne désertique. Théâtres satiriques recréant épisodes de la Renaissance, chorales patriotiques et remises de prix ont honoré cracks scolaires, lauréats concours culturels (poésie, calligraphie), scientifiques (olympiades maths-physique) et sportifs (athlétisme, taekwondo). Ces événements dynamisent l’éducation des habitants du sud, transformant héritage en levier d’innovation et développement durable.




