M.S

La filière oléicole connaît une nette embellie dans la wilaya de Chlef, avec une hausse de 28% de la production au titre de la campagne agricole 2025/2026 par rapport à la saison précédente. Cette progression, enregistrée par la Direction des services agricoles, traduit une reprise spectaculaire de la production oléicole après plusieurs campagnes marquées par des rendements moins élevés.

Selon le chef du service de l’organisation de la production et de l’appui technique, Mohamed Amine Mellah, la production d’olives a atteint 96 500 quintaux durant la dernière campagne, contre 75 254 quintaux lors de la campagne précédente. Cette évolution positive s’explique par une conjonction de facteurs, notamment la régularité des conditions climatiques, la poursuite des travaux de modernisation des vergers et un encadrement technique renforcé des oléiculteurs. La récolte se répartit entre deux grands volets de production. Le premier concerne l’olive de table, pour laquelle la wilaya a produit 32 166 quintaux, destinés à la consommation directe ou à la transformation conditionnée. Le second volet est consacré à la production d’huile d’olive, avec 64 334 quintaux d’olives utilisées pour la trituration. Cette opération de trituration, réalisée dans six unités de transformation réparties sur le territoire de la wilaya, a permis d’obtenir près de 8 000 hectolitres d’huile d’olive, pour la majeure partie classée en huile vierge extra ou vierge. Les responsables soulignent que la qualité de l’huile a bénéficié de conditions de récolte et de transformation mieux maîtrisées, ainsi que d’une qualité des olives récoltées sensiblement supérieure à celle de la campagne précédente. Le verger oléicole de la wilaya s’étend sur une superficie totale de plus de 6 200 hectares, dont environ 4 700 hectares sont déjà productifs. Les principales variétés cultivées restent « Chemlal » et « Sigoise », réputées pour leur adaptabilité au climat méditerranéen et la qualité de l’huile qu’elles produisent.

La répartition géographique révèle une concentration importante de la production dans certaines daïras, avec la daïra de Boukadir en tête, qui compte 998 hectares d’oliveraies, suivie de celle d’Ouled Farès (717 hectares), puis de Ténès (686 hectares) et de Beni Haoua (593 hectares). Les autorités locales insistent sur la nécessité de poursuivre la modernisation des systèmes d’irrigation, la lutte intégrée contre les maladies et les ravageurs, ainsi que la structuration des filières de transformation et de commercialisation, afin de maintenir la dynamique de croissance et d’améliorer la rentabilité pour les producteurs.