B.H
Le tapis traditionnel de Guerrouma, emblématique produit artisanal d’une commune située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, occupe une place de choix dans les expositions du Mois du Patrimoine. Organisées au centre de formation professionnelle de la ville, ces manifestations attirent une trentaine d’artisans locaux.
Lancé samedi dernier, cet événement culturel met en lumière les richesses du terroir à travers une série d’activités, dont des expositions dédiées aux produits artisanaux de la wilaya, en tête desquels trône le tapis de Guerrouma, a indiqué à Ibrahim Benabderrahmane, directeur de la culture de Bouira. Une dizaine de femmes artisanes, venues de Guerrouma, animent ces stands avec leurs œuvres tissées main. Parmi elles, la doyenne Kramdi El Akri, octogénaire chevronnée, qui vante la renommée séculaire des ateliers de tissage de sa commune. « Guerrouma est célèbre pour ses tapis depuis des générations », souligne-t-elle. Fabriqués avec de la laine de mouton reconnue pour sa douceur et sa qualité supérieure, ces tapis se distinguent par leur tissage manuel minutieux. L’association culturelle Ath Ighil Hammad de Saharidj, à l’est de Bouira, s’est également associée aux expositions mises sur pied par la Chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya (CAM) à Guerrouma. « Nos six artisanes ont présenté poteries, tapisseries et bijoux traditionnels locaux », explique Radia Bourrai, présidente de l’association. Elle plaide pour une promotion accrue du tapis de Guerrouma afin qu’il retrouve sa lettres de noblesse. Cet art ancestral repose sur deux techniques principales : la haute lisse (métier vertical) et la basse lisse (métier horizontal), qui entrelacent fils de chaîne verticaux et de trame horizontaux pour des motifs complexes. Parallèlement, d’autres animations animent le Mois du Patrimoine à Sour El Ghouzlane, Ath Mansour et Thassala (Taghzout), comme l’a détaillé Ibrahim Benabderrahmane. Ces initiatives célèbrent ainsi le patrimoine vivant de la région.




