R.M

 Face aux risques d’épidémies animales, la wilaya de Relizane arme son arsenal préventif avec 21 200 doses de vaccin contre la fièvre aphteuse. Cette dotation massive, révélée mardi par l’Inspection vétérinaire, cible l’immunité du cheptel bovin – pilier de l’économie rurale locale – et s’inscrit dans la stratégie nationale de santé animale.

L’inspecteur principal vétérinaire, Ahmed Menouar, a salué cette mesure lors d’une déclaration officielle. « Au cœur des efforts étatiques pour protéger le cheptel national, Relizane reçoit ce quota de 21 200 doses spécifiquement pour vacciner les bovins sur tout le territoire », a-t-il précisé. La fièvre aphteuse, maladie virale ultra-contagieuse touchant bouches et sabots, peut paralyser les troupeaux, causer des pertes économiques massives et menacer la sécurité alimentaire. Avec un cheptel de plus de 18 000 têtes bovines – dont 15 000 vaches laitières productrices de lait essentiel pour les familles et les industries –, la wilaya ne ménage aucun effort. Une opération préventive d’ampleur a été lancée dans toutes les zones et communes. Les services vétérinaires déploient vétérinaires publics et privés, véhicules spécialisés et logistique complète pour une couverture sans faille. Cette campagne gratuite vise plus de 1 300 exploitations agricoles et s’étendra sur deux mois, permettant une vaccination progressive adaptée aux cycles pastoraux. Parallèlement, une offensive pédagogique cible les acteurs du terrain. Sorties sur les fermes, spots radio régionaux et réunions exhortent à l’adhésion massive. « Participez activement à cette vaccination gratuite : c’est protéger votre troupeau, votre revenu et l’avenir agricole de Relizane », martèle M. Menouar. Ces actions visent 100% de participation, avec suivi individualisé pour chaque exploitation. Relizane, cœur agricole de l’Oranie, dépend de ce cheptel pour son dynamisme économique. Une épidémie pourrait coûter des millions et désapprovisionner les marchés. Cette campagne, évaluée mi-parcours, pave la voie à une résilience accrue et inspire les wilayas voisines. Les éleveurs sont invités à signaler tout cas suspect au 123 (ligne vétérinaire).