Wassila. B
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a accordé une entrevue périodique aux représentants de la presse nationale, diffusée hier soir sur les chaînes de la télévision et de la radio nationales.
D’après des extraits mis en ligne par la présidence de la République, le chef de l’État a abordé plusieurs questions nationales, régionales et internationales.
M. Tebboune s’est notamment exprimé sur la visite du pape Léon XIV en Algérie, effectuée du 13 au 15 avril derniers. Il a estimé que ce voyage pontifical avait « brisé un mythe entretenu par la France ».
« Sa Sainteté le Pape ne m’a pas livré de message particulier. Il a une connaissance totale et précise de ce qui se passe en Algérie. Il a mis fin au mythe de l’ancien colonisateur, qui prétendait être le créateur de l’Algérie. Il a déclaré publiquement que l’Algérie est ancrée dans l’histoire depuis Saint-Augustin, et même avant Saint-Augustin », a affirmé le président de la République.
Parmi les autres sujets évoqués figuraient les prochaines élections législatives. « J’interdis formellement toute ingérence de l’administration dans le déroulement des élections », a-t-il déclaré, invitant par ailleurs les femmes à investir davantage la scène politique, « non pas parce qu’elles sont des femmes, mais parce qu’elles ont des idées ».
Sur le front économique, M. Tebboune a déploré qu’après s’être débarrassée de la issaba de la surfacturation, l’Algérie se retrouve aujourd’hui confrontée à une issaba de la sous-facturation.
Évoquant la situation au Mali, pays du Sahel en proie au retour de la violence, le président a déclaré : « Je parle avec le cœur, parce que nous aimons le Mali. »
Interrogé sur la décision des Émirats arabes unis de quitter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), M. Tebboune a balayé la question d’un revers de main : « C’est un non-événement. Le pays arabe qui constitue le pilier fondamental de l’OPEP, c’est le Royaume d’Arabie saoudite, point à la ligne. »




