Meriem B
La clinique Iris a accueilli une formation médicale spécialisée réunissant des praticiens algériens et un expert italien de renom, dans le cadre des programmes de formation continue et de partage d’expériences en chirurgie du visage, chirurgie reconstructrice et médecine esthétique.
L’événement a été organisé par le professeur Karim Hireche, chef du service de chirurgie maxillo-faciale, chirurgie reconstructrice et esthétique à l’EHU 1er Novembre 1954 d’Oran, en collaboration avec le docteur Kamal Massoud Nacer, PDG de la clinique Iris et spécialiste en laser médical. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des compétences et d’ouverture sur les pratiques internationales.
La formation a été animée par le professeur italien Mario Goisis, chirurgien basé à Milan et spécialiste de la chirurgie du visage et de la médecine esthétique. Il a présenté aux participants des techniques modernes de remodelage facial, reposant notamment sur la réinjection de graisse prélevée sur le patient lui-même, ainsi que sur des approches de médecine régénérative visant à améliorer la qualité de la peau et à favoriser la réparation des tissus.
Une participation pluridisciplinaire et un programme pratique
Le programme s’est déroulé en présence de plusieurs spécialistes algériens issus de différentes disciplines médicales, notamment des chirurgiens, des dermatologues et des gynécologues, illustrant l’intérêt transversal suscité par ces techniques innovantes.
Structurée autour de volets théoriques et pratiques, la session a permis aux médecins participants d’observer et d’approcher de manière concrète les techniques présentées, dans les conditions de la pratique clinique. Des ateliers encadrés ont été organisés afin de faciliter l’échange direct de savoir-faire entre experts et praticiens.
Dans une déclaration, le professeur Karim Hireche a souligné l’importance de ces formations internationales dans l’actualisation des connaissances médicales et l’introduction de techniques modernes en Algérie. Il a mis en avant une approche développée par le professeur Mario Goisis, fondée sur l’utilisation de micro-instruments et de techniques de réinjection de graisse pour améliorer les résultats en chirurgie reconstructrice et esthétique.
Le professeur a également indiqué qu’un projet de recherche scientifique est en cours avec la participation du professeur Mario Goisis et du docteur Hazouli, médecin en formation doctorale à Blida. Ce travail s’inscrit dans un cadre académique conjoint entre l’Université d’Alger et l’Université de Vérone en Italie.
Ce projet porte sur l’application de techniques de réinjection de graisse dans le traitement des séquelles de brûlures et des lésions du visage. Il vise à restaurer les tissus endommagés, améliorer l’aspect de la peau et contribuer à la prise en charge de certaines douleurs, à travers des approches combinant chirurgie et médecine régénérative.
À terme, cette recherche ambitionne de développer une approche médicale innovante issue de la coopération entre équipes algériennes et italiennes, avec une possible valorisation scientifique et médicale dans les deux pays.
De son côté, le professeur Mario Goisis a exprimé sa satisfaction quant à la qualité de la coopération avec les équipes algériennes. Il a expliqué que les techniques présentées reposent sur des procédés modernes utilisant la graisse du patient comme matériau naturel de correction et de restauration des volumes du visage.
Il a également rappelé la publication d’un article scientifique commun avec Pr Hireche dans une revue internationale de référence aux États-Unis, fruit de cette collaboration, saluant les résultats obtenus chez les patients algériens et la qualité des échanges scientifiques.
Pour sa part, la docteure Nihed Boulahia, assistante en chirurgie maxillo-faciale et esthétique, a mis en avant la dimension pédagogique de la formation, articulée autour de volets théoriques et pratiques. Elle a précisé que les ateliers ont porté notamment sur les techniques de prélèvement et de réinjection de graisse, utilisées pour corriger les cicatrices, les pertes de volume du visage et certaines séquelles de brûlures.
Cette session illustre le renforcement de la coopération médicale internationale en Algérie et confirme l’intérêt croissant des praticiens pour les techniques innovantes en chirurgie du visage et en médecine régénérative.
