Meriem B
Le directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, M. Essaïd Zerb, a donné mardi matin, depuis l’établissement de rééducation et de réadaptation de Misserghine, dans la wilaya d’Oran, le coup d’envoi national des épreuves du Brevet d’Enseignement Moyen (BEM) au profit des détenus, marquant le lancement officiel de cet examen à l’échelle des établissements pénitentiaires du pays.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique nationale visant à garantir le droit à l’éducation en milieu carcéral et à consolider les mécanismes de préparation à la réinsertion sociale des personnes détenues, à travers la poursuite de leur scolarité et le renforcement de leurs acquis pédagogiques. Elle traduit également la volonté des pouvoirs publics de faire de la formation un levier central de réhabilitation et de retour progressif à la vie sociale.
Selon les données communiquées, cette session du BEM concerne plus de 5 181 candidats incarcérés à l’échelle nationale, répartis sur plusieurs centres d’examen dédiés au sein des établissements pénitentiaires. L’organisation a été mise en place dans le respect des conditions réglementaires et pédagogiques requises, afin de garantir le bon déroulement des épreuves dans un cadre encadré et sécurisé.
Au niveau de l’établissement de Misserghine, 81 détenus participent à cet examen. Ils sont répartis sur six salles d’examen et encadrés par 26 superviseurs mobilisés pour assurer le bon déroulement des épreuves dans des conditions strictes d’organisation et de discipline.
La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée en présence du procureur général près la cour d’Oran, de représentants de la direction de l’éducation de la wilaya, ainsi que des responsables des établissements pénitentiaires. Y ont également pris part des cadres de la structure externe de l’administration pénitentiaire chargée de la réinsertion sociale des détenus, en plus des autorités sécuritaires, militaires et locales.
Un dispositif éducatif soutenu et élargi
Cette dynamique éducative s’appuie par ailleurs sur un large réseau d’accompagnement associatif. À l’échelle nationale, 509 associations participent à l’encadrement et au suivi des détenus dans leurs parcours de formation et d’apprentissage, contribuant ainsi au renforcement des actions de réinsertion et de soutien pédagogique.
Au-delà de son aspect organisationnel, cette opération illustre l’importance accordée à l’éducation en milieu carcéral comme outil de réhabilitation sociale. Elle vise à offrir aux détenus des opportunités concrètes de formation et de qualification, afin de faciliter leur réinsertion sociale et professionnelle à l’issue de leur peine, dans une approche globale centrée sur la seconde chance et la reconstruction du parcours individuel.




