Wassila. B
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a accueilli, lundi après-midi à l’aéroport international d’Alger, le président de la République d’Angola, M. Joao Lourenço, qui effectue une visite d’Etat en Algérie. Le président de la République a salué les membres de la délégation accompagnant le président angolais. Pour sa part, le président Joao Lourenço a salué les hauts responsables de l’Etat qui étaient présents à la cérémonie d’accueil. Le président Tebboune, s’est entretenu, en tête-à-tête, dans l’après-midi au siège de la Présidence de la République, avec son homologue angolais, M. Joao Lourenço. L’Algérie et l’Angola entretiennent des relations historiques profondément enracinées et partagent des positions constantes au service de la paix et du développement en Afrique, à la faveur de la volonté des dirigeants des deux pays, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et son homologue angolais, M. Joao Lourenço, d’établir un partenariat stratégique renforcé entre les deux pays.
Dans cette perspective, la visite d’État qu’effectue le président angolais, à partir de lundi, en Algérie, constitue une occasion importante pour donner un nouveau souffle aux relations bilatérales entre les deux pays et les hisser à des niveaux supérieurs, à travers la mise en place d’une base solide pour le renforcement du partenariat stratégique, notamment dans les domaines économiques, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des échanges culturels.
Cette visite constitue également une opportunité pour réaffirmer la convergence des positions sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment celles liées à la décolonisation en Afrique et au droit des peuples à l’autodétermination, en tête dont le peuple sahraoui, ainsi que les questions relatives à la sécurité, à la stabilité et au développement du continent.
Pour la République d’Angola, l’Algérie est un allié traditionnel, au regard du soutien qu’elle lui a apporté durant sa lutte contre la colonisation et dans la phase de reconstruction après l’indépendance. Cette position continue d’être très appréciée par le peuple et les dirigeants angolais, comme en témoigne le geste du Président Joao Lourenço, qui a attribué, en novembre dernier, la médaille de la classe d’honneur, à titre posthume, aux anciens présidents algériens, Houari Boumediene et Ahmed Ben Bella, en reconnaissance de leur contribution exceptionnelle à l’indépendance et à la reconstruction de l’Angola.
Partant de ces relations solides, les dirigeants des deux pays veillent à maintenir une concertation et des contacts permanents.
Une vision commune
Ainsi, le président de la République avait précisé à son homologue angolais un message, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de son pays, dans lequel il avait souligné « la volonté de l’Algérie d’œuvrer à hisser les relations économiques entre les deux pays au niveau des relations politiques ». Par la même occasion, le Président Joao Lourenço avait assuré que l’Algérie serait le premier pays qu’il visiterait en 2026.
Dans ce cadre, le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, avait pris part, en octobre dernier à Luanda, en qualité de Représentant du président de la République, au 3e Sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique.
M. Nasri avait alors été reçu par le président angolais, auquel il transmettait les salutations du président de la République ainsi que sa volonté de renforcer les relations de fraternité et de coopération unissant les deux pays et peuples frères, et de poursuivre la coordination sur les questions d’intérêt commun aux niveaux bilatéral et continental.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, en qualité d’Envoyé spécial du président de la République, avait, lui aussi, remis, en décembre 2024, une lettre du président de la République à son homologue angolais.
A cette occasion, M. Attaf avait fait partie de la volonté du président de la République de poursuivre les efforts communs pour ouvrir des perspectives plus larges aux relations de fraternité, de coopération et de solidarité entre les deux pays.
De son côté, le Président Joao Lourenço a exprimé, à plusieurs reprises, le respect et l’estime qu’il voue à l’Algérie et à son Président, pour son rôle dans la défense des causes et des intérêts du continent et son engagement à faire entendre sa voix. Il a, à ce titre, réaffirmé son attachement à l’unité de destin du continent et aux principes de solidarité et de fraternité entre ses pays, tout en exprimant sa volonté sincère d’établir un partenariat stratégique avec l’Algérie, au bénéfice des deux peuples frères.
Ces deux dernières années ont été marquées par des contacts soutenus entre les deux pays, particulièrement avec l’adhésion de l’Algérie au Conseil de sécurité des Nations unies, en qualité de membre non permanent, et la présidence angolaise de l’Union africaine (UA).
Lors de la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité onusien sur la lutte contre le terrorisme en Afrique, tenue à New York en janvier 2025, la République d’Angola, aux côtés des représentants de 70 délégations africaines et d’autres pays hors du continent, avait démontré le rôle actif du président de la République dans la conduite des efforts continentaux en matière de lutte contre le terrorisme en Afrique.
Perpétuant la tradition des consultations instaurées entre les deux pays, les deux parties ont échangé, au cours des dernières années, plusieurs visites de responsables de différents secteurs, notamment les affaires étrangères, l’énergie et les mines.
C’est dans ce cadre que s’est tenu, en avril 2025, la première session des consultations politiques entre l’Algérie et l’Angola, au cours de laquelle un mémorandum d’entente avait été signé entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, afin de doter les consultations politiques bilatérales d’un cadre institutionnel permettant d’intensifier la coordination et d’étendre les perspectives de coopération dans divers domaines d’intérêt commun.




