O.DEGUI
Les qualifications locales de la wilaya de Tlemcen pour l’Olympiade des métiers 2026 ont débuté hier, lundi 18 mai, à la salle omnisports Abdellah Benmansour. Cet événement, organisé par la Direction de la formation professionnelle et de l’enseignement, vise à développer les compétences professionnelles et à valoriser les métiers artisanaux.
C’est en présence de nombreux responsables du secteur, de stagiaires et de membres des commissions d’arbitrage que M. Omar Bouziani, directeur par intérim de la Direction de la formation professionnelle, a procédé à l’ouverture officielle, représentant M. le wali de Tlemcen. Les épreuves se déroulent du 18 au 20 mai. Cette édition enregistre la participation de 232 stagiaires issus de 27 établissements et instituts, sélectionnés via une plateforme numérique. Ils concourent dans 30 spécialités professionnelles réparties en six branches. Parmi celles-ci : installations électriques, confiserie, plomberie, chauffage, architecture, traitement des eaux, automatisme, climatisation et froid, mécatronique, coiffure, réparation de carrosserie, solutions logicielles, ainsi que gestion des systèmes de réseaux informatiques.
Dans son discours d’ouverture, M. Bouziani a souligné que l’Olympiade des métiers est désormais « bien plus qu’un lieu de compétition : une occasion de révéler la créativité, de perfectionner les talents et de stimuler l’esprit d’innovation chez les jeunes ». Il a également affirmé que tous les moyens matériels et humains ont été mobilisés pour garantir le bon déroulement des épreuves.
Objectif : les compétitions régionales, puis nationales et internationales
Les lauréats des qualifications locales auront l’opportunité de participer aux compétitions régionales prévues prochainement à Sidi Bel Abbès, avant d’envisager la compétition nationale, avec l’ambition de représenter Tlemcen sur les scènes africaine et internationale. M. Bouziani a souligné que cet événement illustre les progrès du secteur de la formation professionnelle, grâce à une meilleure adéquation entre la formation, les applications pratiques et les besoins du marché du travail. Après les allocutions, plusieurs membres du jury ont prêté serment, s’engageant à exercer leurs fonctions avec intégrité et transparence. Cheikh Wahiba, membre du jury, a notamment salué l’importance de ce concours pour « découvrir de jeunes talents et mettre en lumière les aptitudes de la nouvelle génération ». Elle a souligné que les métiers de la beauté et du maquillage, par exemple, ne sont plus de simples techniques mais « un art à part entière ». Elle s’est réjouie de l’intérêt croissant des jeunes pour ces spécialisations, qualifiant leur simple participation de « démarche courageuse » méritant encouragement et soutien, au service du développement des compétences et de la promotion des métiers d’art.




