Le ministre libanais de la Santé, Nasreddine Rakan, a appelé, mercredi à Genève, la communauté internationale à intervenir « fermement » pour protéger les personnels et infrastructures de santé au Liban et garantir la continuité des soins, dans un contexte d’une agression sioniste, a rapporté l’agence de presse libanaise ANI.

Le ministre qui s’exprimait lors de la 79e Assemblée mondiale de la santé, organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a décrit une situation humanitaire « dramatique » au Liban, qu’il a qualifié de pays « sous le poids de la souffrance », estimant que la résilience seule ne suffit pas face à la poursuite de l’agression sioniste, sans un appui et une solidarité internationaux.

Tout en affirmant que des communautés entières ont été touchées malgré des promesses de protection, le ministre libanais a rappelé que les violences en cours ont fait « environ 3.000 morts et plus de 9.000 blessés, dont une proportion importante de civils ».

Le même responsable a également exprimé une vive inquiétude concernant la proportion de victimes civiles, indiquant qu' »environ 20% d’entre elles sont des femmes et des enfants ». Il a également dénoncé des attaques répétées contre le système de santé, évoquant « 116 professionnels de santé tués dans l’exercice de leurs fonctions, 16 hôpitaux endommagés, 147 ambulances ciblées et 45 centres de soins contrains de fermer, qualifiant ces actes de  » violations graves du droit international humanitaire ».

Nasreddine Rakan a indiqué, à ce propos, que plusieurs de ces crimes ont eu lieu durant la période de cessez-le-feu non respectée.

Le ministre libanais a en outre alerté sur la pression extrême qui pèse sur le système de santé, déjà fragilisé par le déplacement de plus d’un quart de la population, entraînant une saturation des structures médicales.

Il a enfin appelé à une action internationale visant la protection des personnels et infrastructures sanitaire ainsi que le soutien à la continuité des services essentiels, soulignant que la santé doit rester un « pont vers la paix et la dignité ».