La première édition du Salon des produits des programmes nationaux de recherche, a ouvert ses portes samedi au pôle scientifique et technologique « Chahid Abdelhafid Ihaddaden » à Sidi Abdellah (Alger), visant à mettre en lumière les compétences scientifiques appliquées et leur rôle pour répondre aux besoins du marché national.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, en compagnie du ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Ouacim Kouidri, et du ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, M. Noureddine Ouadah, en présence du Directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), Omar Rekkache, et des porteurs de projets.
Dans son allocution, M. Baddari a souligné que cette édition vise à connecter la recherche scientifique appliquée au marché afin de « répondre aux besoins de ce dernier, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire », conformément à la vision stratégique de développement de l’Algérie pour la période 2024-2029.
A cette occasion, M. Baddari a révélé que le nombre de projets de recherche présentés lors de cette édition a atteint 68 projets, contre seulement 35 l’année précédente, précisant que cette multiplication par deux du nombre de projets « témoigne de la tendance positive en matière d’application des résultats de la recherche scientifique, qui contribuent ainsi au développement de l’économie nationale ».
De son côté, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a indiqué que ce salon traduit clairement la volonté des institutions de l’Etat de faire de la recherche scientifique et de l’innovation deux piliers fondamentaux du développement économique, ce qui est « un modèle réussi de l’intégration escomptée entre l’université, les laboratoires de recherche et les entreprises économiques ».
Il a également mis en exergue l’importance d’encourager la recherche scientifique dans le domaine des produits pharmaceutiques à valeur ajoutée, tels que les médicaments biotechnologiques pour les maladies cancéreuses, les maladies rares et graves, outre le développement des technologies liées à la fabrication des dispositifs médicaux, le renforcement des techniques de production des matières premières pharmaceutiques, ainsi que la stimulation des partenariats entre les opérateurs pharmaceutiques, les laboratoires de recherche et les universités.
Pour sa part, le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises a affirmé que le moment est opportun pour encourager les chercheurs et les enseignants universitaires à s’engager dans le domaine de l’entrepreneuriat, soulignant qu’il œuvrera, de concert avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à la définition du cadre juridique régissant ce domaine.




