B.H

Bonne nouvelle pour les patients de la daïra d’Aïn El Hadjar : un centre d’hémodialyse ultramoderne, achevé à 100%, entrera en service début juillet, a révélé le wali Amoumène Mermouri mercredi lors d’une visite d’inspection exhaustive de projets de développement dans cette commune rurale de la wilaya de Saïda.

Dans une déclaration à la presse en marge de cette tournée, le premier responsable de la wilaya a insisté sur l’urgence de ce projet face à l’afflux croissant de cas d’insuffisance rénale chronique, souvent lié à des facteurs comme le diabète et l’hypertension, endémiques en Algérie. « Ce centre, doté de 20 stations d’hémodialyse de dernière génération, un laboratoire avancé et du matériel médical high-tech, permettra une prise en charge locale et optimale, libérant des dizaines de familles des trajets épuisants vers Saïda », a-t-il déclaré. Le directeur de la Santé et de la Population, Laâmouri Nasreddine, abonde dans ce sens : « Aujourd’hui, les patients d’Aïn El Hadjar dépendent du centre de dialyse de l’hôpital Ahmed Medeghri ou de la clinique privée El Moughit. Ce nouvel établissement mettra fin à ces contraintes logistiques, réduisant les coûts et les risques pour une population souvent isolée. »

Ce projet s’inscrit dans un plan plus large de renforcement des infrastructures sanitaires à Saïda. Un second centre d’hémodialyse est déjà en chantier à Sidi Boubekeur, promettant une couverture accrue pour les 300 000 habitants de la wilaya. Lors de la même visite, le wali a inspecté le site de 200 logements publics locatifs aidés (LPA), enjoignant les entreprises à doubler les effectifs pour accélérer les travaux. Il a aussi validé l’avancement d’un collège d’enseignement moyen (CEM) et d’une école primaire, tous deux programmés pour la rentrée 2026-2027, marquant un tournant pour l’éducation et le logement dans cette zone. Ces initiatives illustrent l’engagement de l’État pour l’équité territoriale, transformant Aïn El Hadjar en pôle de services essentiels.