B.Y
Près de 500 participants venus des quatre coins de la wilaya ont convergé vendredi soir vers la commune de Timimoun pour la deuxième édition de la « Selka » coranique du Gourara, une récitation intégrale et ininterrompue du Coran qui s’est étirée de la prière d’El-Asr jusqu’à Fadjr, illuminant la nuit oasienne d’une ferveur spirituelle exceptionnelle.
Autour des autorités locales, d’un représentant du ministère des Affaires religieuses et d’un public conquis, cette Selka s’inscrit dans une démarche de sauvegarde du legs religieux et culturel du Gourara. Elle incite les jeunes à l’apprentissage du Livre saint et dope les concours de récitation entre écoles, a souligné Mohamed Bouzizaoui, cadre à la direction locale des Affaires religieuses et des Wakfs. Une parmi 124 manifestations annuelles dans les ksours et hameaux, elle perfectionne la prononciation et la mémorisation coranique au cœur des palmeraies. Le wali Benamar Souna a célébré cette pratique millénaire, pilier du patrimoine gourarien, saluant le vivier impressionnant d’apprenants et le rôle des écoles coraniques dans la transmission d’un islam modéré, loin des extrêmes. Ces institutions locales, ancrées dans les zaouïas, assurent une éducation spirituelle accessible, tissant des liens communautaires dans un environnement saharien exigeant. La soirée s’est parée de récompenses symboliques pour les élèves des écoles coraniques, khatibs et muezzins, incarnant l’excellence récitative. Symbole de vitalité culturelle, cette Selka positionne Timimoun comme un phare coranique du Sud algérien, où spiritualité et héritage berbère se mêlent pour fédérer générations et visiteurs.




