M. Djamila



Le secteur de la culture et des arts à Mostaganem connaît une dynamique croissante, axée sur la valorisation du patrimoine historique et la protection des sites archéologiques, à travers des projets de restauration et des activités scientifiques variées qui réhabilitent l’héritage civilisationnel de la wilaya.

Dans un entretien exclusif accordé à Cap DZ, le professeur Mohammed Marouani, directeur de la Culture et des Arts, a affirmé que son secteur s’appuie sur une vision liant la mémoire historique de Mostaganem à une programmation culturelle contemporaine, soutenue par des projets de terrain et un plan d’investissement supervisé par le ministère de tutelle en coordination avec les autorités locales. La direction a programmé la réhabilitation de plusieurs monuments classés dans le cadre du portefeuille d’investissements 2027, sous l’égide du wali. Parmi les priorités figurent le mausolée de Sidi Lakhdar Ben Khlouf, figure historique et religieuse majeure, et le mur de l’ancien souk, vestige de l’urbanisme médina de Mostaganem. Ces travaux répondent à l’urgence de préserver un patrimoine architectural riche, tout en prévoyant son intégration future dans des circuits culturels et touristiques. Des campagnes de nettoyage et d’aménagement ont également ciblé des espaces comme Dar El kaid, la Casbah ancienne et la région de Bibouche Lagam, en partenariat avec les institutions locales, pour rendre ces lieux plus attractifs et en faire des pôles d’animation économique et culturelle. Mostaganem, dotée d’un fonds historique pluriséculaire, accueille un programme diversifié : expositions d’études architecturales menées par des étudiants ingénieurs sur le bâti traditionnel, un colloque sur l’art de la calligraphie arabe, et des conférences universitaires sur la sauvegarde du patrimoine national, avec la participation d’experts et chercheurs. Le secteur associe aussi la Protection civile et la Sûreté nationale à des campagnes de sensibilisation, visant à ancrer une culture de protection du patrimoine et à renforcer l’identité nationale. Mohammed Marouani conclut que ces efforts continus transformeront les sites archéologiques en espaces vivants, soutenant la vitalité culturelle et touristique de Mostaganem sur l’échiquier national.