Wassila. B

L’Algérie vient de traverser une séquence politique et sociale riche en enseignements, où la solidité de ses institutions a rencontré la maturité de ses forces vives. Au cœur de cette dynamique, les syndicats du secteur des Transports ont fait preuve d’un sens de l’État et d’un patriotisme qui méritent d’être salués. En choisissant la voie du dialogue institutionnel plutôt que celle du débrayage aveugle, ces partenaires sociaux ont opposé une fin de non-recevoir cinglante aux tentatives de déstabilisation orchestrées depuis l’étranger. La rencontre tenue ce jeudi entre le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, et les représentants des syndicats affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), marque une victoire de la concertation. Ce n’est pas seulement une réunion de travail ; c’est l’affirmation d’un contrat de confiance renouvelé entre l’État et les travailleurs. En recevant les représentants des transporteurs de marchandises et de voyageurs, les hautes autorités du pays, avec à leur tête le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ont démontré que les préoccupations des citoyens sont au centre des priorités nationales.

Le cœur de la discorde, notamment le projet de loi relatif au code de la route et ses dispositions pénales, a trouvé un écho favorable. L’assurance donnée par les autorités que ce texte n’est pas définitif et qu’il reste ouvert à l’examen prouve que l’Algérie nouvelle se construit par l’écoute. Sid Ali Ait El-Hocine (UGCAA) l’a souligné avec justesse : cette ouverture prouve que l’État est le premier protecteur des droits des travailleurs, surtout face aux campagnes acharnées menées par des parties étrangères hostiles.

Il faut ici rendre hommage à la lucidité de ces leaders syndicaux. Bilal Mohamed (CREA), Hocine Bouraba, Ben Garsallah Ahcene et Boucherit Abdelkader ont tous, chacun dans sa sphère, mis en avant la « grande conscience » dont ont fait preuve les transporteurs. En appelant à la reprise immédiate des activités, ils ont placé l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute considération catégorielle. Ils ont compris que derrière les rumeurs de grève diffusées sur les réseaux sociaux se cachait une volonté de briser la cohésion nationale.

En dénonçant les « tentatives malveillantes » et les « risques de dérapages » alimentés par des officines basées à l’étranger, les syndicats algériens se sont érigés en véritable rempart contre la subversion. Ce « relâchement » et ce climat de sérénité retrouvés après l’audience au Conseil de la nation sont la preuve que, dans une Algérie souveraine, les solutions se trouvent à Alger, au sein de nos institutions, et non à travers des mots d’ordre venus d’ailleurs. D’où l’importance de cet esprit patriotique. Quand les transporteurs, rouages essentiels de l’économie, refusent de devenir les instruments d’une guerre hybride, c’est toute l’Algérie qui en sort grandie. La prise en charge effective des revendications par le président Tebboune et la détermination des syndicats à protéger la stabilité du pays forment aujourd’hui un bouclier infranchissable. La leçon est claire : face à l’hostilité étrangère, l’unité nationale et le dialogue social restent nos convictions les plus puissantes. L’Algérie avance, forte de ses travailleurs et de sa conscience collective.