Q. Ilyes

Le quotidien des habitants de la cité 700 logements , dans la localité de Djefafla à la commune de Marsa El-Hadjaj, est devenu un véritable parcours du combattant en raison des difficultés de déplacement pour rejoindre leurs lieux de travail, souvent situés à des centaines de kilomètres, dans la commune de Es-Senia. C’est en effet dans cette zone que résidaient de nombreux habitants avant leur relogement depuis le bidonville vers Djefafla.

L’éloignement et la crise du transport ont provoqué un chômage significatif chez une partie de la jeunesse, autrefois active dans la zone industrielle de Es-Senia. Les horaires contraignants, incluant des quarts de travail de nuit se terminant à l’aube, rendaient impossible le retour quotidien à leur domicile faute de moyens de transport adaptés et à cause de la distance.

Cette situation a plongé certains jeunes dans un cycle d’épuisement et de frustration, les poussant à interpeller les autorités pour un soutien urgent et la création d’opportunités d’emploi. L’absence de postes disponibles dans la commune de Marsa El-Hadjaj, ainsi que dans les communes voisines de Bethioua et Arzew, accentue encore leur précarité. L’agence locale de l’emploi à Bethioua enregistre désormais quotidiennement de longues files de demandeurs d’emploi, illustrant la pression croissante sur le marché du travail.

Les habitants de la cité 700 logements  expriment leur espoir de voir des solutions concrètes mises en œuvre, notamment en matière de transport. Selon eux, un meilleur accès aux moyens de déplacement permettrait de rompre l’isolement et d’ouvrir la voie à des emplois dans des communes plus proches, en particulier pour ceux ayant perdu leur poste dans la zone industrielle de Es-Senia.