Djamila M
L’exposition collective « Sous les décombres… Ghaza en couleurs », organisée au Musée public national d’art moderne d’Oran (MAMO), s’est imposée comme un rendez-vous artistique et humanitaire d’une rare intensité. Pendant une semaine, cette manifestation a offert un espace d’expression où se sont entremêlés création plastique, interaction avec le public et messages profondément empreints d’humanisme.
Selon Djamel Eddine Berga, ordonnateur du Musée public national d’art moderne et contemporain d’Oran, l’événement a suscité un engouement notable, enregistrant près de 320 visiteurs. Artistes, intellectuels, étudiants et amateurs d’art ont ainsi afflué vers cette exposition, traduisant un intérêt croissant pour un art engagé, porteur de valeurs et de questionnements universels.
Dans cette dynamique, les participants ont plaidé pour la conservation et la valorisation de cette expérience artistique à travers la réalisation d’un catalogue ou d’un dossier numérique regroupant l’ensemble des œuvres exposées. Une démarche jugée essentielle pour préserver la mémoire de cette initiative culturelle et permettre aux chercheurs, critiques d’art et passionnés d’y accéder durablement. Par ailleurs, l’accent a été mis sur la nécessité de consolider les partenariats entre le musée, les associations et les institutions culturelles, dans l’objectif de renforcer l’action culturelle concertée et d’encourager les projets artistiques à vocation citoyenne.
La cérémonie de clôture a constitué un moment de réflexion autour des enseignements tirés de cette manifestation. Les participants ont formulé plusieurs recommandations soulignant le rôle central de l’art comme vecteur humanitaire et outil d’expression des causes justes. Par son langage visuel, affranchi des barrières linguistiques et géographiques, l’art s’impose comme un canal privilégié pour porter la voix des peuples et traduire leurs souffrances.
Les intervenants ont, dans ce sens, insisté sur l’importance de multiplier les expositions solidaires traitant des enjeux humanitaires contemporains, estimant que ces initiatives contribuent à forger une conscience collective plus sensible aux valeurs de justice et de dignité humaine. Les organisateurs ont également recommandé d’élargir la participation aux artistes issus de différentes générations et disciplines, tout en accordant une place accrue aux jeunes et aux étudiants, considérés comme une force créative capable d’insuffler un souffle nouveau au discours artistique et d’en assurer la continuité.
Dans cette optique, l’intégration d’une dimension pédagogique et de sensibilisation a été vivement encouragée, notamment à travers l’organisation d’ateliers, de rencontres et d’espaces de débat accompagnant les expositions. Ces initiatives visent à instaurer un dialogue direct entre artistes et public, favorisant ainsi une meilleure compréhension des œuvres et de leurs messages.
Djamel Eddine Berga a également souligné que cette exposition s’inscrit comme une expérience artistique solidaire ayant retranscrit, à travers ses couleurs, ses formes et ses matériaux d’expression, les souffrances du peuple palestinien à GhazaLes œuvres présentées ont illustré avec force les images de destruction et de douleur, tout en mettant en lumière les valeurs de résilience, d’espoir et d’attachement à la vie.
La diversité des créations, allant de la peinture figurative aux expressions abstraites, a offert aux visiteurs une immersion dans des univers artistiques variés, convergeant vers une même dimension profondément humaniste. Les organisateurs ont, à ce titre, salué l’engagement et la sensibilité des artistes participants, tout en appelant à soutenir leurs futures initiatives créatives.
En clôture, l’exposition « Sous les décombres… Ghaza en couleurs » laisse derrière elle une empreinte émotionnelle marquante. Elle rappelle, avec force, que l’art demeure un langage universel capable de porter la voix de l’humanité, de refléter ses blessures, mais aussi d’éclairer ses espoirs.




