S.R
La 9e édition du Festival national universitaire d’Inchad et de Madih – chants religieux islamiques traditionnels a cappella – a ouvert ses portes mercredi à Adrar, sous l’égide de l’Office national des œuvres universitaires.
Plus de 300 étudiants, issus de diverses institutions d’enseignement supérieur à travers l’Algérie, animent cette manifestation culturelle phare, célébrant la spiritualité et le talent vocal dans un cadre éducatif et festif. Selon le commissaire du festival, Abdelhalim Amraoui, cet événement annuel vise à repérer et promouvoir des voix estudiantines prometteuses dans l’Inchad (louanges poétiques à Dieu) et le Madih (chants en l’honneur du Prophète). Il s’impose comme un rendez-vous incontournable pour valoriser le chant religieux authentique, enraciné dans la tradition soufie algérienne, tout en favorisant l’épanouissement artistique des jeunes. Représentant 18 directions des œuvres universitaires du pays, les Mounchidine (interprètes d’Inchad) s’affrontent en concours pour remporter des prix dans les catégories de meilleure interprétation et performance. Un jury prestigieux, composé d’éminents maîtres nationaux et internationaux de l’Inchad, supervise les auditions, garantissant un niveau d’excellence. L’ouverture a été marquée par des moments forts : un récital émouvant d’Abdallah Bachiri, Mounchid adraris et vainqueur du programme international Hadi El-Arwah ( »Celui qui captive les âmes »), suivi d’une opérette captivante interprétée par la troupe locale de la direction des œuvres universitaires d’Adrar. Ces performances ont enthousiasmé public et participants, présageant une édition riche en émotions spirituelles. Ce festival, ancré dans le Sahara algérien, renforce non seulement les liens entre universités mais contribue aussi à la préservation du patrimoine immatériel, en formant une nouvelle génération d’artistes engagés.




