Meriem B
Le chantier de l’ancien siège de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Oran vient de franchir la ligne d’arrivée. Avec un taux de réalisation de 100 %, ce monument iconique de la place du 1er Novembre s’apprête à entamer un nouveau chapitre de son histoire. Édifié en 1886, ce joyau architectural, célèbre pour ses lions de bronze et son escalier monumental en marbre, était plongé dans l’abandon depuis 2013, suite à des malfaçons techniques et des différends contractuels. Sa renaissance constitue aujourd’hui une victoire majeure pour la sauvegarde du patrimoine oranais.
La restauration, pilotée par une entreprise nationale, a embrassé l’ensemble de la structure : de la façade majestueuse à la salle des conférences, en passant par le musée et la cour intérieure. Le défi a consisté à concilier modernisation des équipements techniques et respect rigoureux du cachet d’origine. Dès novembre 2025, le bâtiment affichait déjà une métamorphose quasi complète, les ultimes réglages des réseaux d’énergie précédant la réception officielle de l’ouvrage.
Un investissement au service du patrimoine
Sur le plan financier, l’opération a mobilisé 70 millions de dinars pour le bâti, complétée par 150 millions de dinars dédiés aux aménagements extérieurs. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale de requalification du centre-ville, touchant plus de 130 immeubles anciens. L’ambition est double : offrir un cadre fonctionnel aux services communaux et insuffler une nouvelle dynamique au cœur historique de la cité, rendant aux Oranais un repère culturel et historique essentiel.
À l’occasion de la Journée nationale de la commune, célébrée chaque 18 janvier en hommage au statut communal de 1967, l’édifice a symboliquement rouvert ses portes au public. Après près de deux décennies de fermeture forcée due à sa fragilité structurelle, le bâtiment se dresse à nouveau, fidèle aux engagements des autorités locales, qui ont fait de la valorisation de cet héritage une priorité.
Un symbole du renouveau urbain
Le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a confirmé lors d’une visite de terrain l’achèvement total des travaux, soulignant la portée symbolique de cette réouverture. Pour l’exécutif local, cette réhabilitation illustre une volonté politique claire : concilier les exigences de la modernité publique avec la conservation de la mémoire architecturale.
À terme, cette mairie restaurée ne sera pas seulement un centre administratif fonctionnel ; elle deviendra une vitrine esthétique du renouveau d’Oran. En renforçant l’attractivité du centre-ville, l’édifice s’impose de nouveau comme un témoin privilégié de l’histoire et une promesse d’avenir pour les citoyens et les visiteurs de la capitale de l’Ouest algérien.




