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La Polyclinique El Yasmine en pleine effervescence - Plus de 540 patients pris en charge depuis le début du Ramadan 

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Djamila. M

Depuis le début du mois sacré, la Polyclinique El Yasmine, rattachée à l’établissement public de santé de proximité d’Esseddikia à Oran, enregistre une affluence exceptionnelle, notamment après l’iftar. Selon la Dre Nadia Hadri, médecin coordinatrice, 544 patients ont déjà été pris en charge lors des premiers jours du Ramadan, illustrant la forte pression exercée sur les services d’urgences nocturnes.

La hausse d’activité s’explique par les changements dans le régime alimentaire et le rythme quotidien des habitants, qui entraînent une recrudescence des consultations après le coucher du soleil.

Mobilisation totale du personnel médical

Dès le début du Ramadan, le personnel médical et paramédical est pleinement mobilisé pour faire face à l’augmentation des consultations nocturnes. « Nous avons renforcé l’organisation interne pour assurer une prise en charge rapide et réduire le temps d’attente, tout en garantissant la disponibilité des médicaments et du matériel nécessaire pour tous types de cas », explique la Dre Hadri.

Hypertension et diabète en tête des urgences

Le bilan révèle 72 cas d’hypertension et 62 cas de diabète, plaçant ces maladies chroniques au premier rang des consultations après l’iftar. Les médecins attribuent cette situation aux changements brusques dans l’alimentation, certains patients consommant des repas riches en sel, en graisses et en sucres après de longues heures de jeûne, provoquant des troubles plus ou moins graves.

La Dre Hadri précise que certains hypertendus ne surveillent pas régulièrement leur tension pendant le Ramadan et modifient parfois leurs traitements sans avis médical, entraînant des pics nécessitant une intervention urgente. Les diabétiques, eux, connaissent souvent des hyperglycémies importantes après l’iftar, parfois suivies d’hypoglycémies avant l’heure prévue, en raison d’une mauvaise adaptation au jeûne.

Elle insiste sur la nécessité de consulter son médecin avant de jeûner, d’ajuster correctement les doses de médicaments, d’éviter les excès de sucreries et de boissons sucrées, et de bien s’hydrater entre l’iftar et le sahur.

Plus de 100 cas de grippe et 43 troubles digestifs

Outre les maladies chroniques, la Polyclinique a traité 91 crises d’asthme, 107 cas de grippe et 60 cas de pharyngites. Ces affections saisonnières sont accentuées par la fatigue, le manque de sommeil et les veillées prolongées.

Concernant le système digestif, 43 patients ont été pris en charge pour des douleurs abdominales aiguës, des troubles de la digestion ou des reflux gastro-œsophagiens. Les médecins attribuent ces cas à des excès alimentaires après le jeûne, notamment la consommation de fritures, d’aliments gras ou très épicés en une seule fois. La Dre Hadri recommande de commencer par des repas légers et équilibrés et d’éviter de s’allonger immédiatement après avoir mangé pour prévenir les complications digestives.

428 injections et 13 accidents domestiques

L’activité nocturne ne se limite pas aux maladies chroniques, respiratoires ou digestives. La clinique a enregistré 11 sutures, 226 pansements et 428 injections diverses. Quatre cas de coups et blessures et 13 accidents domestiques, majoritairement liés à la préparation des repas de l’iftar (brûlures à l’huile chaude ou blessures avec des ustensiles tranchants), ont également été pris en charge sur place, avec orientation vers des services spécialisés si nécessaire.

Organisation rigoureuse et appel à la prévention

Pour assurer la fluidité du service, la Polyclinique a mis en place une organisation stricte avec des équipes médicales et paramédicales réparties selon un planning couvrant la soirée et la nuit, prêtes à intervenir pour toutes les urgences.

La Dre Hadri souligne que ces chiffres sont susceptibles d’augmenter au fil du Ramadan et rappelle l’importance de la prévention : manger avec modération, éviter les veillées prolongées, respecter les horaires de prise des médicaments et ne pas négliger les premiers symptômes.

Elle conclut en soulignant que le Ramadan doit être une occasion de renforcer les comportements de santé positifs et non de mettre en danger sa santé. Elle appelle chacun à faire preuve de responsabilité et à consulter un médecin si nécessaire, afin de préserver sa santé et de réduire la pression sur les structures sanitaires, permettant à tous de traverser le mois sacré dans de bonnes conditions.   

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