H. Nassira

À Oran, poumon économique de l’Ouest algérien, un rêve longtemps caressé devient réalité : l’injection massive de 200 bus neufs dans la flotte de l’Entreprise de Transports Urbains et Suburbains (ETO). Déjà 150 unités opérationnelles, ces véhicules modernes – équipés de caméras, sièges PMR et capacités de 70 à 100 places – marquent un tournant décisif après des années de galère.

Cette offensive répond directement aux cris de détresse des usagers, saturés par les embouteillages et la dépendance aux taxis pirates. Perspectives alléchantes : extension de lignes, renforcement aux heures de pointe et allègement des souffrances quotidiennes pour une population en explosion démographique. Les habitants, conquis, saluent le retour des bus sur les axes névralgiques, tout en réclamant une enveloppe dédiée à la wilaya pour juguler la crise structurelle.

Adieu les 14 carcasses roulantes sujettes à pannes chroniques ; bonjour l’embauche massive de jeunes : conducteurs formés, receveurs dynamiques et contrôleurs vigilants. Un coup double gagnant qui dope le service public et érode le chômage juvénile, pilier du contrat social local.

Inscrite dans un ambitieux programme présidentiel national de 10 000 bus, cette relance ressuscite l’ETU, exsangue depuis des lustres. Oran reprend son souffle, avec une couverture progressive des lignes délaissées et une fiabilité retrouvée.

Nouvelles lignes en vue pour Sidi El Houari, Belgaid et Hassi Bounif : la direction des Transports affine sa stratégie

Une commission technique experte orchestre la répartition équitable, promettant un maillage optimal et des inaugurations imminentes. À Sidi El Houari, les riverains implorent une ligne dédiée vers les planteurs, l’École Latifi et Belgaid : exit la précarité de la ligne 18 (1er Novembre-Yaghmoracen), et les taxis illégaux qui prospèrent sur le vide.

Le pôle urbain de Belgaïd, pôle stratégique avec le stade olympique Miloud Hadfi, village méditerranéen et campus universitaires, exige des connexions vers Hassi Bounif, Sidi El Bachir et E-sédikkia pour briser l’isolement. Hassi Bounif presse pour la résurrection de la ligne 02 (Haï Boudiaf-El Hamri), sacrifiée aux avaries passées. D’autres propositions visent des liaisons entre Bir El Djir et Belkaïd vers Cristel, inspirées d’un essai estival concluant.  Malgré son trafic dense, Belgaïd stagne en desserte : Il y a urgence à aligner l’offre sur les enjeux vitaux – sport, études, vie économique.

Revendications unanimes pour des horaires étendus : adapter le service aux rythmes réels des Oranais

Les griefs fusent sur les arrêts prématurés : 18h-18h30 en hiver, contre 20h-21h jadis, asphyxiant matinées, midis et crépuscules (16h-18h). Les usagers, étudiants et travailleurs en tête, plaident pour une refonte calée sur les réalités : extensions vespérales, fréquences boostées aux pointes. Une adaptation salvatrice, en écho aux prorogations ramadanesques réussies, pour un transport inclusif et efficace.