R.M
Le secrétaire général de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APRO), Farid Ghazali, a souligné, lundi à Oran, le rôle central de l’industrie gazière dans le paysage énergétique mondial, et a mis en avant la contribution stratégique de l’Algérie et de ses institutions dans le développement de ce secteur en Afrique et dans la région.
Intervenant lors de la première session stratégique du 8e symposium de l’AIG, consacré au gaz naturel et à l’hydrogène, M. Ghazali a rappelé la place historique de l’Algérie dans l’industrie gazière mondiale, soulignant que les infrastructures développées depuis plusieurs décennies constituent aujourd’hui un atout majeur pour la transformation, la valorisation et l’exportation des ressources énergétiques algériennes.
Le responsable de l’APRO a estimé que le gaz naturel en Afrique ne doit pas être considéré comme une simple solution transitoire, mais bien comme un pilier essentiel de l’industrialisation, de la stabilité des systèmes électriques et du développement des chaînes de valeur industrielles. Il a rappelé que le gaz contribue également à l’intégration régionale, à travers les interconnexions, les gazoducs, les terminaux de GNL et les capacités de stockage, créant ainsi un véritable réseau énergétique continental.
Concernant l’hydrogène, Farid Ghazali a indiqué qu’il représente une opportunité stratégique majeure pour le continent africain, à condition de mettre en place un écosystème complet comprenant les énergies renouvelables, les infrastructures adaptées, les mécanismes de financement et les cadres réglementaires nécessaires. Il a insisté sur la nécessité de faire de l’hydrogène un levier d’industrialisation locale, et non uniquement un simple produit d’exportation, afin de valoriser le savoir-faire et la capacité industrielle africaine.
Sur le plan environnemental, le secrétaire général de l’APRO a appelé à renforcer la performance de l’industrie gazière, notamment en réduisant le torchage, en maîtrisant les émissions de méthane et en améliorant l’efficacité énergétique grâce à la digitalisation et aux technologies bas carbone. Selon lui, le gaz africain doit être à la fois compétitif et exemplaire, afin de répondre aux exigences climatiques mondiales.
Enfin, il a appelé à consolider la coopération panafricaine pour transformer le potentiel énergétique du continent en véritable levier de prospérité. Pour lui, l’intégration régionale et la coordination des politiques énergétiques sont essentielles pour accélérer la mise en œuvre des grands projets structurants et renforcer la résilience du secteur, dans une logique de souveraineté énergétique et de développement durable.




