R.M

L’Université d’Oran 2 «Mohamed Ben Ahmed» a accueilli, dimanche, le 5e colloque national des ingénieurs agronomes, sous patronage du ministre de l’Agriculture Yacine El Mahdi Oualid et supervision du wali Brahim Ouchène. Face aux défis climatiques et alimentaires, les participants appellent à une révolution numérique et à des partenariats renforcés entre centres de recherche, universités et professionnels pour une agriculture intelligente, durable et performante. 

Les recommandations, fruit de débats intenses, priorisent la recherche appliquée en agriculture 4.0 et mécanisation. «Il faut former en continu ingénieurs et agriculteurs à la numérisation et à la gestion des ressources hydriques, vitales dans notre région aride», insiste un participant. Création d’organismes pour produits biologiques, implication des agronomes dans les unités de production et modernisation de l’élevage via tech, alimentation et santé animale figurent en tête.

Vers une loi modernisée et l’insertion des jeunes

Autres axes : intégrer les spécialistes en mécanisation au Conseil national, réviser la loi d’orientation agricole pour prioriser l’accès aux périmètres, autoriser laboratoires sols-eau et booster l’emploi des jeunes dans les instituts techniques. «Valoriser les ingénieurs agronomes, c’est l’avenir de notre souveraineté alimentaire», souligne l’Union nationale des ingénieurs agronomes, organisatrice.

Sur deux jours, conférences ont couvert le rôle de l’ingénieur, transition numérique, mécanisation, protection du cheptel, rendements accrus et bio-produits. Ateliers pratiques sur analyses sols-eau, cadre législatif, défis des bureaux d’études et organisation professionnelle ont complété le menu. En clôture, récitation de la Fatiha en mémoire de l’ancien Président Liamine Zéroual, décédé la veille, rappelant l’héritage national.

Ce colloque positionne Oran comme fer de lance agricole, aligné sur les objectifs nationaux de sécurité alimentaire et transition écologique, avec un potentiel pour multiplier les rendements de 20-30% via la numérisation.