Djamila.M
La wilaya d’Oran franchit une étape majeure dans le renforcement de son système de santé. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée cette année sous le slogan « Unissons-nous pour la santé et soutenons la science », le directeur de la Santé et de la Population, Kassi Abdellah, a annoncé le recrutement de 292 agents paramédicaux pour l’année 2026. Ces renforts, destinés aux institutions hospitalières de la région, promettent d’améliorer significativement la prise en charge des patients et d’élever le niveau des services publics, dans une wilaya où la demande en soins ne cesse de croître.
L’annonce, faite lors d’une journée portes ouvertes très suivie, a mis en lumière les avancées du secteur. Organisée par la direction de la Santé, cette manifestation a servi de vitrine pour évaluer les efforts en cours : de la prise en charge quotidienne des malades à la recherche scientifique, en passant par la formation continue et la numérisation des services. « Ces acquis sont le fruit d’une stratégie nationale résolue, qui priorise les ressources humaines et les investissements matériels », a insisté Kassi Abdellah.
L’État algérien démontre un engagement sans faille envers la santé publique. De nouvelles infrastructures voient le jour, équipées de technologies de pointe, et sont dotées de personnel hautement qualifié pour un fonctionnement optimal. Le directeur a tenu à saluer « les efforts titanesques des équipes médicales et paramédicales, qui œuvrent sans relâche pour des soins de qualité ». Parmi les défis prioritaires évoqués : l’équipement du centre de lutte contre le cancer et de l’Institut national du cancer avec des accélérateurs linéaires médicaux et des appareils ultramodernes ; l’acquisition d’un scanner PET (tomographie par émission de positrons) et d’un robot chirurgical Da Vinci pour l’Établissement hospitalier universitaire (EHU) 1er Novembre. Ces outils high-tech boosteront diagnostics précoces et traitements innovants, cruciaux dans une région côtière comme Oran, exposée à divers risques sanitaires.
Représentant le wali d’Oran, le secrétaire général de la wilaya a pris la parole pour réaffirmer l’urgence d’une mobilisation collective. « Les défis sanitaires contemporains – pandémies potentielles, maladies chroniques – imposent l’union de tous : institutions, professionnels, chercheurs, société civile », a-t-il déclaré. Il a particulièrement insisté sur la numérisation, « un levier stratégique pour une meilleure prévention, un accès facilité aux soins et une gestion optimisée des établissements ». La wilaya s’aligne sur cette vision en modernisant ses structures, en formant ses cadres et en intégrant l’IA et le big data dans les protocoles médicaux. « Le développement d’un système de santé efficace repose sur des bases scientifiques solides et une complémentarité des acteurs », a-t-il conclu. L’événement a attiré un large public : responsables locaux, directeurs hospitaliers, soignants et citoyens. Des stands interactifs ont présenté les dernières innovations, comme les techniques avancées en chirurgie cardiaque invasive ou les protocoles optimisés pour les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les institutions locales ont exposé leurs actions de prévention contre les maladies transmissibles (tuberculose, hépatites) et non transmissibles (diabète, hypertension), via des campagnes de dépistage et de sensibilisation. Des brochures et vidéos ont éduqué le public sur l’hygiène quotidienne et la vaccination.
Cette Journée mondiale de la santé à Oran n’est pas qu’un symbole : elle incarne un tournant pour une santé publique plus résiliente, au service des 1,5 million d’habitants de la wilaya. Reste à transformer ces annonces en réalités concrètes sur le terrain.




