H.N
La faculté de médecine de l’université d’Oran 1 a célébré jeudi la remise de diplômes à la première promotion de 29 médecins généralistes issues des wilayas de l’Ouest algérien. Elles ont obtenu le certificat de études spécialisées (CES) en maladies et chirurgie du sein, grâce à une formation exceptionnelle programmée par le ministère de la Santé en partenariat avec la faculté des sciences médicales de l’université Ahmed Ben Bella d’Oran.
Le directeur de la Santé de la wilaya d’Oran, Kassi Abdellah, a souligné l’importance de ces parcours de formation supervisés par le ministère, qui visent à renforcer les compétences des médecins dans divers domaines, notamment les pathologies du sein dominées par le cancer aux taux élevés. « Ce programme s’étendra à d’autres spécialités, comme l’accident vasculaire cérébral (AVC) et les urgences médicales, via de nouveaux CES pour les généralistes », a-t-il ajouté. Lors de cette cérémonie, la professeure Khadidja Belkharoubi, cheffe du service de chirurgie à la clinique chirurgicale A (chirurgie générale et cancérologie) du centre hospitalo-universitaire (CHU) Dr Benzerdjeb, a expliqué que la formation s’est achevée après un an de cours théoriques et de stages pratiques à l’hôpital, couvrant toutes les pathologies mammaires. Le taux de réussite de 100% témoigne de l’engagement des participantes à acquérir des compétences pointues pour soigner les patients cancéreux.
Cette initiative s’inscrit dans la politique étatique de développement des spécialités médicales. Le programme, d’une année, a qualifié ces généralistes en sénologie (maladies du sein), diagnostics et traitements, contribuant ainsi à sauver des vies face à la hausse des cas. La docteure Faïza Mokrane, cheffe du service de la Population à la direction de la Santé d’Oran, a insisté sur l’impact de cette première promotion de 29 médecins, dont 4 d’Oran. Elles seront affectées dans des établissements de proximité comme le centre de référence de Tolous, l’Établissement public de santé de proximité (EPSP) Front de Mer et l’EPSP d’Es-Sénia, pour traiter le cancer du sein et promouvoir le dépistage précoce. Ce succès reflète les efforts du ministère pour booster les capacités médicales anticancéreuses et élargir les formations à l’AVC et aux urgences.




