H. Nassira
La polémique persiste autour d’un terrain mitoyen de la mosquée Omar Ibn Abi Waqqas, au lotissement 429 du quartier Khemisti, à Canastel. Amplifié sur les réseaux sociaux, le différend a ravivé des accusations d’appropriation supposée d’un bien relevant des « habous », (wakf), alimentant un climat de confusion.
Face à l’ampleur de la controverse, la Direction des affaires religieuses et des wakfs de la wilaya d’Oran est sortie de sa réserve pour apporter des clarifications fermes. Des sources responsables assurent que la parcelle incriminée ne relève en aucun cas du domaine wakf et ne dépend pas de la mosquée, laquelle occupe déjà une assiette foncière de près de 4 000 m².
Au sein de l’édifice religieux, aucun dysfonctionnement n’est signalé. Entièrement doté des infrastructures nécessaires, il assure normalement ses missions cultuelles et sociales. La controverse se cristallise ainsi en dehors de son périmètre, autour de la nature juridique du terrain adjacent.
Selon les mêmes sources, le terrain appartient à un particulier titulaire d’un acte de propriété dûment établi. Ce dernier y a engagé la réalisation d’un logement individuel composé d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Une opération strictement privée, sans lien avec les prérogatives de la Direction des affaires religieuses, dont l’intervention se limite exclusivement aux lieux de culte et aux biens wakfs.
Sur place, une plaque réglementaire affichée par le maître d’ouvrage précise la nature du projet, identifiée comme habitation individuelle, ainsi que les références du permis de construire délivré le 9 avril 2026. Le lancement des travaux remonte au 13 avril 2026, pour une durée prévisionnelle s’étendant jusqu’au 13 avril 2028.
Le propriétaire a, par ailleurs, tenu à lever toute ambiguïté quant à la vocation du projet, écartant formellement toute dimension de promotion immobilière. Une précision qui intervient dans un contexte marqué, ces dernières années, par la prolifération de pratiques contestées liées aux « permis modificatifs », souvent utilisés pour ajouter des étages supplémentaires en dehors des autorisations initiales.
En l’état, les éléments disponibles confirment qu’il s’agit d’un projet d’habitation individuelle, sans lien avec une opération de promotion immobilière ni avec un quelconque bien wakf.
À noter enfin que le wali d’Oran a récemment réitéré, pour la seconde fois, des instructions strictes interdisant la délivrance de permis modificatifs et proscrivant toute extension verticale non conforme aux autorisations initiales, dans un souci de régulation du cadre urbain.




