S Hadjar
À l’Université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed, la réflexion sur la ville algérienne s’est poursuivie ce mercredi avec la deuxième journée des “Journées scientifiques de la ville”. Une rencontre académique qui réunit chercheurs, enseignants et étudiants autour des transformations profondes des espaces urbains, dans un contexte marqué par l’accélération des mutations sociales et technologiques.
Organisée par l’Unité de recherche en sciences de l’homme pour les études philosophiques, sociales et humaines, en collaboration avec la faculté des sciences sociales, cette quatrième édition s’inscrit dans une dynamique de lecture renouvelée de la ville, envisagée comme un espace en constante recomposition.
Cette deuxième journée a été centrée sur la thématique des “pratiques et enjeux de la transformation des villes algériennes”, avec un accent particulier sur l’évolution des comportements urbains et des usages du territoire. Les interventions ont mis en lumière la manière dont les modes de vie en milieu urbain se transforment sous l’effet conjoint de la mondialisation, de la mobilité sociale et de la généralisation des outils numériques.
Les échanges ont notamment porté sur la mutation des pratiques quotidiennes, la reconfiguration des espaces publics et l’émergence de nouvelles formes d’appropriation de la ville. Les chercheurs ont souligné que l’espace urbain n’est plus seulement un cadre physique, mais un système dynamique façonné par des interactions sociales de plus en plus complexes.
Dans les débats, la question des usages numériques a occupé une place centrale. Les intervenants ont relevé l’impact croissant du digital sur les relations entre les habitants et leur environnement urbain, modifiant aussi bien les habitudes de consommation que les manières d’habiter et de circuler dans la ville.
Au-delà des approches théoriques, cette journée a également permis de confronter les analyses scientifiques aux réalités de terrain, à travers des lectures sociologiques des transformations observées dans plusieurs villes algériennes.
En marge des communications, les discussions ont confirmé l’intérêt croissant pour une approche pluridisciplinaire de la ville, croisant sociologie, géographie et études urbaines, afin de mieux comprendre la complexité des dynamiques à l’œuvre.
Cette deuxième journée s’inscrit dans un programme qui s’étale jusqu’au 23 avril, date de clôture de la rencontre, avec une dernière séquence consacrée à l’industrie hôtelière et aux perspectives de développement touristique, un secteur désormais considéré comme un levier stratégique dans les dynamiques urbaines.
En attendant la clôture de cette édition, les travaux engagés à Oran confirment une tendance de fond : la ville algérienne est entrée dans une phase de transformation accélérée, où les pratiques sociales deviennent un indicateur central des recompositions urbaines en cours.




