H. Nassira 

La commission de wilaya chargée des candidatures du Front de libération nationale à Oran s’apprête à clôturer, ce jeudi, l’examen des 167 dossiers déposés dans le cadre des élections législatives prévues le 2 juillet prochain. L’ensemble des propositions sera ensuite transmis à la commission nationale du parti, chargée de l’arbitrage final et de la constitution des listes.

Ces candidatures, issues de 39 sections réparties à travers la wilaya, concernent des cadres, militants et élus locaux du parti. Le processus de sélection, conduit sous supervision locale, marque une étape décisive dans la hiérarchisation des profils appelés à figurer sur les listes électorales.

Par rapport aux législatives de 2021, le volume des dossiers enregistrés accuse une baisse de plus de 40 %, traduisant une configuration différente de la compétition interne. Le paysage des candidatures mêle ainsi de nouveaux profils à des figures politiques déjà connues, notamment d’anciens et actuels parlementaires ainsi que des élus en exercice ou sortants.

La commission de wilaya, composée de membres de la direction centrale, de parlementaires, d’un sénateur et de responsables de la structure locale, a engagé ses travaux dans un cadre encadré et formalisé. Des mesures de prévention des conflits d’intérêts ont été appliquées, notamment l’exclusion des membres ayant des liens de parenté avec certains candidats.

Les travaux ont également été précédés par une prestation de serment des membres de la commission, qui se sont engagés à respecter les règles de transparence et la confidentialité des délibérations.

Sur le plan méthodologique, il a été arrêté la constitution de trois catégories de listes, dont une dédiée aux jeunes et une autre aux candidats de plus de 40 ans. Ces propositions intermédiaires seront soumises à la commission nationale, seule habilitée à arrêter la liste définitive et son classement.

L’ensemble des dossiers, y compris ceux non retenus localement, sera par ailleurs transmis à la direction nationale du parti pour archivage et éventuel examen.

À Oran, les responsables locaux évoquent une phase globalement stable, sans tensions ni incidents signalés lors de l’examen des candidatures, contrastant avec certaines expériences électorales passées plus tendues.

Derrière cette apparente sérénité, plusieurs observateurs perçoivent néanmoins une compétition interne discrète autour des positions éligibles, notamment entre anciens députés, élus sortants et nouveaux postulants cherchant à se positionner dans la hiérarchie des listes.

Dans ses orientations, la direction nationale du parti a rappelé la nécessité de se conformer strictement aux critères fixés par l’Autorité nationale indépendante des élections, ainsi qu’aux exigences légales, organisationnelles et éthiques. Elle insiste également sur l’exclusion de toute candidature entachée de problèmes judiciaires ou de soupçons susceptibles d’affecter la crédibilité des listes.