Toufik K

La wilaya d’Oran a abrité, jeudi, une rencontre nationale organisée par l’Association nationale des grands invalides de la guerre de libération nationale, placée sous le thème « 8 mai 1945, une mémoire inoubliable ». L’événement s’inscrit dans le cadre de la Journée nationale de la mémoire, dédiée à la commémoration des massacres du 8 mai 1945, moment tragique de l’histoire nationale et repère central de la mémoire collective algérienne.

Cette rencontre a réuni des représentants du secteur des moudjahidine, des acteurs associatifs ainsi que des participants engagés dans la préservation du patrimoine historique lié à la guerre de libération nationale et à ses prolongements mémoriels.

Vers une stratégie nationale de la mémoire et de l’histoire

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, Hachemi Afif, le ministre Abdelmalek Tacherift a rappelé la portée des orientations annoncées par le président de la République à l’occasion du 81e anniversaire des massacres du 8 mai 1945. Il a notamment mis en avant le lancement annoncé des assises nationales de la mémoire et de l’histoire, ainsi que la préparation d’un projet de loi dédié à la mémoire nationale.

Selon lui, cette dynamique ouvre de larges perspectives pour la valorisation de la mémoire nationale, considérée comme un élément fondamental du capital symbolique de l’Algérie. Il a souligné que cette richesse historique constitue un repère essentiel dans l’affirmation de l’identité nationale et dans le positionnement du pays au sein des nations.

Le ministre a également précisé que son département a déjà engagé le travail préparatoire relatif à ces deux chantiers structurants. Leur concrétisation, a-t-il indiqué, se fera dans une démarche participative associant institutions officielles, universitaires, chercheurs ainsi que les organisations et associations spécialisées. L’objectif affiché est d’aboutir à une vision nationale globale, en phase avec les enjeux liés à la préservation et à la transmission de la mémoire historique.

Dans le même contexte, il a rappelé que l’instauration de la Journée nationale de la mémoire en 2020 constitue, selon ses termes, une décision souveraine traduisant l’attention particulière accordée par les autorités à la sauvegarde de l’héritage historique national. Cette démarche est présentée comme un rempart contre toute tentative d’oubli, de déformation ou de réécriture de l’histoire.

De son côté, le président de l’Association nationale des grands invalides de la guerre de libération nationale, Hai Abdennebi, a salué les efforts engagés par les pouvoirs publics, mettant en avant les actions menées en faveur du développement national et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Il a également insisté sur l’importance de préserver la dignité des citoyens et de renforcer la place de l’Algérie sur la scène nationale et internationale à travers ses réalisations.

La rencontre a été marquée par la projection de documentaires consacrés aux massacres du 8 mai 1945, ainsi qu’à la Journée nationale de la mémoire. Ces projections ont permis de revenir sur des épisodes marquants de l’histoire nationale et de raviver la dimension émotionnelle et historique de ces événements.

Par ailleurs, une présentation a été consacrée aux services assurés par le Centre national d’équipement des invalides de la guerre de libération nationale et de leurs ayants droit, mettant en lumière les dispositifs d’accompagnement et de prise en charge destinés à cette catégorie.