H. N

Les équipes d’enquête de terrain relevant de la daïra de Bir El Djir ont entamé leurs sorties à la fin de la semaine dernière afin d’établir la liste des bénéficiaires de logements locatifs publics, dont l’attribution est attendue dans les prochains mois.

Le nombre de demandes de logement enregistrées au niveau de la seule commune de Bir El Djir a atteint 14 563 dossiers. En parallèle, une quote-part jugée importante a été réservée aux postulants au logement social. Le volume exact du quota n’a toutefois pas encore été confirmé. Les estimations ont successivement évoqué 450 puis 650 unités, tandis que certaines sources avancent désormais un chiffre pouvant dépasser les 1 000 logements.

La commune de Bir El Djir n’a pas connu de distribution de logements sociaux depuis onze ans. Durant cette période, aucune part n’a été attribuée pour résorber la demande en attente, qui n’a cessé de croître, malgré le lancement d’autres formules de logement, notamment le promotionnel aidé (LPA) et la location-vente (AADL 3).

La préparation de la liste nominative des bénéficiaires devra, en principe, être finalisée dans un délai réglementaire de 90 jours. Ce calendrier pourrait néanmoins être prolongé si les enquêtes exigent davantage de vérifications, les autorités insistant sur la nécessité de garantir l’exactitude des données afin que les logements reviennent aux ayants droit.

Contrôles approfondis et vérifications croisées

Le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a récemment réaffirmé l’exigence de transparence dans le traitement des dossiers, soulignant la complexité des opérations de contrôle. Il a indiqué qu’un seul dossier a nécessité jusqu’à 28 investigations distinctes pour vérifier que le demandeur n’avait pas déjà bénéficié d’un logement dans une autre wilaya.

Le chef de l’exécutif a assuré que le droit du citoyen éligible sera préservé et que les logements seront attribués à leurs véritables bénéficiaires. Il a également exprimé son intérêt pour un mode d’attribution basé sur un système de points, afin de mieux prendre en compte les situations sociales les plus difficiles, notamment celles de familles contraintes de cohabiter à plusieurs dans un même logement et vivant dans des conditions de forte promiscuité.

Dans ce contexte, les services concernés sont appelés à établir les listes nominatives en fonction de l’état d’avancement et de la disponibilité effective des logements.