H. Nassira
La wilaya d’Oran est concernée par l’attribution de 16 sièges à l’Assemblée populaire nationale, contre 17 auparavant, conformément aux réformes introduites par le nouveau dispositif juridique. En conséquence, le travail des formations politiques et des candidats indépendants lors des prochaines élections législatives reposera sur l’élaboration de listes comprenant 22 candidats, dont 6 suppléants.
Neuf partis politiques à Oran ne rencontrent pas de difficultés particulières pour constituer leurs listes de candidats, contrairement à d’autres formations restées absentes de la scène politique pendant un certain temps et qui tentent aujourd’hui de retrouver leur place. Cela s’est notamment manifesté par leur recours aux réseaux sociaux pour lancer des appels à candidature, en ouvrant l’adhésion à l’Assemblée populaire nationale aux compétences nationales répondant aux critères d’intégrité, de mérite et de sens des responsabilités.
Ces formations ambitionnent d’améliorer la performance des institutions nationales et de dynamiser l’action politique, en particulier à travers l’implication des jeunes et des cadres, considérés comme un pilier essentiel du processus de construction nationale.
Si le choix des candidats repose sur des critères de compétence et de bonne réputation, des partis tels que le Rassemblement national démocratique, le Mouvement de la société pour la paix, le Front El Moustakbal, le Front de libération nationale, le Mouvement El Bina, Tajamou Amel El Djazaïr, Sawt Echaâb et le Parti des travailleurs apparaissent relativement prêts, au regard de leurs efforts récents de restructuration interne, à travers réunions et sorties de terrain.
Ces formations ont également maintenu une présence soutenue durant le mois de Ramadan, en poursuivant leur dynamique politique, notamment par la mobilisation de leurs bases et l’ouverture de leurs permanences communales.
Par ailleurs, certaines autres formations ont entamé des préparatifs anticipés en vue des élections locales, dans l’attente d’un éventuel calendrier qui pourrait être fixé en fin d’année ou coïncider avec ces échéances.
Les partis à Oran ont ainsi réactivé leurs structures locales, lançant des appels ouverts à l’adhésion et à la candidature, ce qui traduit leur volonté d’attirer de nouveaux profils disposant d’une base populaire.
Dans ce contexte, la concurrence entre les formations politiques s’est orientée vers le recrutement d’élus locaux, actuels et anciens, mettant en évidence l’importance de l’expérience électorale dans ce scrutin.
Selon des observateurs de la scène politique, la participation aux prochaines législatives pourrait s’élargir, notamment après les résultats des élections de 2021, qui ont mis fin à la domination des grands partis et permis à des formations plus modestes d’accéder à des sièges au Parlement.
Chaque formation politique devrait ainsi adopter sa propre stratégie de sélection des candidats, en fonction de ses orientations et de ses objectifs.




