H. Nassira
Les services de la commune de Bir El Djir ont engagé, ce mardi, une vaste opération de contrôle visant plusieurs promotions immobilières réparties à travers différents quartiers de la commune. Cette action s’inscrit dans l’application stricte des instructions données par le wali d’Oran, Brahim Ouchene, dans un contexte marqué par la multiplication des infractions urbanistiques et la recrudescence de chantiers opérant en marge de la réglementation en vigueur.
Cette dynamique d’intervention intervient également à la suite de la polémique suscitée par un chantier immobilier implanté à proximité de la mosquée Saad Ibn Oukass, dans le quartier Khemisti, où des dépassements ont été constatés, notamment en lien avec l’occupation de l’espace public et l’impact sur les accès à la structure religieuse.
Les autorités locales ont ainsi intensifié les sorties de terrain afin d’encadrer de manière plus rigoureuse l’activité des chantiers, de vérifier la conformité des permis délivrés et de mettre un terme à toute occupation anarchique de l’espace public. L’objectif affiché est de rétablir l’ordre urbanistique dans une commune confrontée à une forte pression immobilière et à une multiplication des projets de promotion.
Fernand Ville sous étroite surveillance
Au quartier Fernand Ville, près de 30 promoteurs immobiliers sont désormais placés sous un suivi renforcé des services techniques. Ces derniers sont chargés de s’assurer du strict respect des règles d’urbanisme, notamment les superficies autorisées, les hauteurs réglementaires des constructions, ainsi que l’interdiction formelle de tout empiètement sur les trottoirs, les voies de circulation et les espaces publics.
Cette opération fait suite à plusieurs signalements faisant état de dépassements constatés sur différents chantiers, malgré les mises en demeure déjà adressées par les services compétents. Certaines autorisations modificatives accordées auparavant font également l’objet de vérifications approfondies, dans un contexte de remise en question de plusieurs pratiques administratives liées aux permis de construire.
Dans le même cadre, les équipes communales ont procédé à des interventions sur le terrain visant à libérer les trottoirs occupés par des matériaux de construction, des clôtures provisoires ou des installations de chantier entravant la circulation des piétons et la fluidité urbaine.
Des sorties de terrain pour libérer les trottoirs et remettre de l’ordre à Khemisti
La récente sortie de terrain du wali d’Oran, Brahim Ouchene, a marqué un tournant dans la gestion de ce dossier sensible. Le responsable a pu constater personnellement plusieurs irrégularités au niveau d’un chantier ayant entraîné l’obstruction d’un accès menant à l’espace réservé aux femmes au sein de la mosquée Saad Ibn Oukass.
Face à la gravité des constats relevés, il a été décidé l’arrêt immédiat des travaux ainsi que l’annulation du permis de construire concerné. Dans la foulée, des instructions fermes ont été données au chef de daïra de Bir El Djir ainsi qu’au président de l’APC afin de renforcer les mécanismes de contrôle et d’assurer l’application stricte de la réglementation en vigueur contre toute forme de dépassement.
Cette décision a été largement accueillie favorablement par les habitants du quartier ainsi que par plusieurs acteurs associatifs, qui réclamaient depuis plusieurs mois une intervention ferme des autorités face à la prolifération de chantiers jugés non conformes.
Que se passe-t-il dans le secteur des 25 parcelles à Belgaïd ?
Dans le quartier de Belgaïd, la Fédération de la société civile de la wilaya d’Oran, par la voix de son représentant Ibrahim Ayad, a appelé à l’extension des opérations de contrôle au niveau du secteur dit des « 25 parcelles », situé à proximité de la coopérative El Abyad Oua El Aswad.
Selon cette organisation, plusieurs chantiers actifs dans cette zone présenteraient des insuffisances en matière de respect des normes de sécurité et d’occupation du domaine public. Des conteneurs et matériaux de construction auraient été déposés de manière anarchique en bordure de route, réduisant la largeur des trottoirs et compliquant la circulation automobile dans le secteur.
Les mêmes préoccupations portent également sur le respect des surfaces constructibles autorisées, la possible réalisation d’étages supplémentaires non conformes aux permis délivrés, ainsi que sur les dépôts incontrôlés de déblais et déchets de chantier sur des espaces publics et parfois privés, accentuant les nuisances dans la zone.
Une reprise en main attendue
Pour de nombreux observateurs et acteurs locaux, l’opération engagée à Bir El Djir traduit une volonté claire des autorités de reprendre en main le développement urbain dans une commune en pleine expansion. Face à la pression immobilière croissante, la lutte contre les dépassements des promoteurs apparaît désormais comme une priorité, afin de préserver l’équilibre urbain, garantir la sécurité des citoyens et assurer le respect strict de la réglementation en vigueur.




