B.H
La wilaya de Saïda a vibré samedi soir au rythme de la culture avec l’inauguration de la 9e édition du Festival national de la littérature et du cinéma féminins. Organisée au théâtre régional « Sirat Boumediene », cette manifestation réunit écrivains, cinéastes et acteurs culturels sous le slogan évocateur « L’invisible fait l’image ».
Le représentant de la ministre de la Culture et des Arts, Smaïl Ibrir, a donné le coup d’envoi officiel. Dans son discours, il a salué ce rendez-vous comme un espace fédérateur pour les créatrices algériennes, favorisant l’échange d’expériences et renforçant la présence féminine sur la scène artistique nationale. Il a applaudi les organisateurs pour cette édition enrichie par la participation de trois pays invités : Palestine, Tunisie et Espagne. Le wali de Saïda, Amoumen Mermouri, a pour sa part insisté sur le rôle du festival dans la promotion de la créativité féminine et la valorisation des jeunes talents. « Cette manifestation confirme sa pérennité et s’impose parmi les grands événements culturels du pays », a-t-il déclaré. Le commissaire Karim Moulay a détaillé les ambitions de l’événement : soutenir la création féminine, découvrir de nouveaux talents et aborder les problématiques des femmes à travers littérature et cinéma. Dédiée à la regrettée Biyouna (Baya Bouzar, 1952-2025), la cérémonie s’est ouverte sur un documentaire sur sa carrière, suivi de la projection du long métrage historique Ahmed Bey de Jamel Choorjeh, en présence de son équipe. Au menu de ces quatre jours : rencontres littéraires sur l’écriture féminine, dont une soirée poétique avec Karima Mokhtari et Wassila Boussis, et un débat avec l’écrivaine espagnole Ana Pellicer sur « L’écriture espagnole au féminin entre tradition et modernité ». Des master class sur les métiers du cinéma et le programme « Bourse Zermani » accompagneront les jeunes scénaristes. Les projections incluront Hadda d’Ahmed Riyad, Boubla de Yacine Bouaziz, Rokya de Yanis Goussim et Les Gardiens de la nuit de Nina Khedda. La Tunisie, invitée d’honneur, et un focus palestinien avec Palestine 36 d’Ann Marie Jacir et la série Femmes à distance zéro soulignent l’ouverture internationale du festival. Cet événement promet de rapprocher le public des créatrices et de leurs œuvres, illuminant les voix féminines dans un paysage culturel en pleine effervescence.




