HYGIÈNE ET CADRE DE VIE – L’OPGI s’attaque aux locaux commerciaux abandonnés dans les cités

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H. B 

Une campagne d’assainissement a été lancée pour éliminer les foyers d’insalubrité, prévenir la prolifération des nuisibles et améliorer les conditions de vie des habitants.

L’abandon de nombreux locaux commerciaux au sein des cités d’habitation constitue une source croissante de nuisances pour les riverains. Accumulation de déchets, mauvaises odeurs, prolifération d’insectes et présence de rongeurs : face à cette situation, l’Office de promotion et de gestion immobilières (OPGI) d’Oran a engagé une opération de nettoyage et d’assainissement ciblant les espaces fermés et inexploités relevant de son patrimoine.

Les premières interventions ont été menées à la cité des 3 100 logements, dans la commune d’Oued Tlélat, avec la participation des agents de nettoyage et des services communaux. Des moyens humains et matériels ont été mobilisés pour débarrasser les locaux et leurs abords des détritus accumulés. Des opérations de chaulage ont également été effectuées dans le cadre des mesures préventives destinées à limiter la prolifération des insectes, notamment les moustiques.

Cette campagne devrait progressivement toucher d’autres ensembles résidentiels de la wilaya, en accordant la priorité aux locaux dont l’état sanitaire et environnemental s’est particulièrement dégradé après de longues périodes d’inoccupation et d’absence d’entretien.

Au-delà de la dégradation du paysage urbain, ces espaces représentent une véritable préoccupation pour les habitants. Certains sont devenus des lieux de dépôt anarchique des ordures, voire des endroits utilisés à des fins inappropriées, favorisant les mauvaises odeurs et la multiplication des nuisibles. Leur abandon soulève également des inquiétudes sur le plan sécuritaire, en raison des risques d’intrusion et d’exploitation à des fins illicites.

En parallèle, les équipes d’intervention et de maintenance de l’OPGI poursuivent leurs opérations d’entretien des parties communes des immeubles. Leurs interventions portent sur le nettoyage des abords, l’évacuation des déchets, l’assainissement des caves affectées par les stagnations d’eau, ainsi que la réparation des fuites et des dysfonctionnements des réseaux d’assainissement.

La préservation des résultats reste toutefois tributaire du comportement des habitants. Le dépôt anarchique des déchets en dehors des horaires de collecte, l’abandon des sacs sur les trottoirs et les pratiques de certains récupérateurs de plastique, qui éventrent les sacs sans ramasser les résidus, contribuent à la reconstitution rapide des points noirs.

Reste enfin la question du devenir de ces locaux commerciaux, dont l’inexploitation prolongée appelle un traitement administratif plus rigoureux.

Alors que les besoins en commerces et services de proximité demeurent importants, plusieurs espaces sont laissés à l’abandon, certains ayant même été vandalisés ou détournés de leur affectation initiale. D’où la nécessité de renforcer le contrôle de leur exploitation et de réexaminer la situation de leurs bénéficiaires.