Wassila. B

Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a assuré, dans un communiqué publié vendredi, que la mise à jour des prix des carburants, entrée en vigueur le 1er janvier, a été mise en œuvre afin de garantir l’approvisionnement continu du marché national et de couvrir la hausse des coûts de production et de distribution. Le communiqué souligne que l’État continuera de prendre en charge l’écart important entre le coût réel et le prix à la pompe.

Le ministère explique que cette mise à jour, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des textes législatifs et réglementaires applicables, concerne les prix de l’essence, qui passe de 45,62 DZD/L à 47 DZD/L (+1,38 DZD), et du gazole (mazout), qui passe de 29,01 DZD/L à 31 DZD/L (+1,99 DZD). Le prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL) a également été ajusté, passant de 9 DZD/L à 12 DZD/L (+3 DZD).

Selon la même source, cette mise à jour, mûrement réfléchie, vise à « garantir l’approvisionnement continu du marché national et à couvrir la hausse des coûts de production et de distribution, tout en assurant que l’État continue de prendre en charge l’écart significatif entre le coût réel et le prix à la pompe ».

Dans ce contexte, le ministère a souligné que « malgré cet ajustement, le GPL demeure le carburant le plus économique en Algérie, son prix restant quatre fois inférieur à celui de l’essence, ce qui confirme le soutien constant de l’État à cette option viable sur les plans environnemental et économique ».

Le ministère a également confirmé que les nouveaux prix des carburants ne reflètent pas le coût réel de production (de l’extraction et du raffinage au transport et à la distribution), précisant que le Trésor public continue de supporter la part la plus importante du prix final afin de maintenir le pouvoir d’achat et de soutenir l’activité économique.

Par ailleurs, le ministère a indiqué que l’objectif principal de cette révision tarifaire est de permettre aux sociétés de raffinage et de distribution de maintenir la disponibilité de leurs installations et d’assurer un approvisionnement continu en carburant sur l’ensemble du territoire, prévenant ainsi toute rupture d’approvisionnement.

Il a ajouté que les recettes générées par cette mise à jour seront directement affectées à la modernisation des stations-service, à l’extension du réseau de distribution pour le rapprocher des consommateurs, ainsi qu’au développement des activités de stockage et de distribution.

Dans son communiqué, le ministère a affirmé que « cette approche concilie l’impératif de maintenir la continuité et la qualité du service public dans ce secteur avec la protection des consommateurs contre les fluctuations de prix, garantissant ainsi que les prix des carburants en Algérie, inchangés depuis 2020, demeurent parmi les plus bas et les plus stables au monde. »