
Le paysage politique à Oran connaît une effervescence particulière à l’approche des élections législatives du 2 juillet 2026. Plusieurs formations politiques sont en phase de réajustement, après les décisions d’exclusion ayant concerné un nombre significatif de candidats au sein de différentes listes. Ces recompositions obligent les partis à revoir leurs équilibres internes et à repositionner leurs profils les plus solides afin de préserver leur ancrage électoral.
Dans ce contexte, la liste du Mouvement El Bina dans la wilaya d’Oran se trouve particulièrement concernée, après l’exclusion de neuf candidats de sa configuration initiale. Cette situation conduit la direction locale du parti à s’appuyer davantage sur les personnalités restantes, jugées les plus structurées sur les plans politique, organisationnel et de terrain, en attendant l’achèvement des procédures de remplacement.
Parmi les figures désormais mises en avant, la journaliste Kenza Zouaïri occupe une place centrale. Militante de longue date au sein de la formation, elle est également membre du bureau de wilaya, membre de la commission électorale provisoire du parti et responsable de la section communication. Elle se distingue par ailleurs comme la seule candidate issue du secteur des médias dans la circonscription d’Oran pour ce scrutin, un élément qui confère à son profil une visibilité particulière au sein de la liste.
Son parcours professionnel, riche de plus de vingt-deux années dans le domaine de l’information, constitue un autre atout mis en avant. Ancienne rédactrice en chef du quotidien El Djoumhouria, elle dispose également d’une expérience dans le domaine juridique, ayant exercé la profession d’avocate, en plus de plusieurs formations complémentaires. Un cumul d’expériences qui, selon certains observateurs, lui permet d’articuler approche médiatique et compréhension des enjeux juridiques et sociaux dans le traitement des préoccupations citoyennes.
Le Mouvement El Bina mise également sur les deux élus locaux encore maintenus sur la liste après les exclusions. Il s’agit du président de l’Assemblée populaire communale de Tafraoui, Abdelmadjid Lahmar, ainsi que de Mohamed Moussa Ben Moussa, élu à l’APC d’Arzew, connu pour son activité de terrain et son implication dans les affaires locales.
Ce recentrage sur des profils expérimentés vise à préserver un certain équilibre électoral dans un contexte de forte concurrence attendue entre les différentes formations politiques lors de ce scrutin législatif.
Dans l’attente de l’annonce officielle des candidats appelés à remplacer les profils exclus, l’attention reste tournée vers la stratégie que déploiera le Mouvement El Bina à Oran, ainsi que vers la capacité de ses figures de proue à mobiliser l’électorat et à assurer une représentation au sein de la future Assemblée populaire nationale.



