Le ministère des Affaires étrangères a organisé, dimanche, une cérémonie officielle à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique, célébrée le 25 mai de chaque année.
Lors de cette cérémonie, organisée au siège du ministère, l’ambassadeur de l’Ouganda et doyen du corps diplomatique africain accrédité en Algérie, M. John Chrysostom Alintuma Nsambu, a exprimé sa profonde gratitude pour les positions constantes du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en faveur des causes africaines, soulignant que l’Algérie, qui mène une politique « offrant la primauté aux pays africains », a « toujours été un pilier de soutien pour le continent incarnant l’esprit de solidarité ».
L’Afrique doit « poursuivre son action pour la décolonisation du continent », a-t-il souligné, exprimant une solidarité indéfectible avec le peuple sahraoui, qui continue de lutter pour son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.
Pour sa part, le président de la République du Burundi, M. Evariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA), a mis en avant, dans un message vidéo enregistré, « l’importance croissante du continent dans la gouvernance mondiale », considérant que cela renforce les revendications africaines en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, de manière à « réparer l’injustice historique » subie par l’Afrique et à lui garantir une représentation « juste et permanente ».
L’Agenda 2063 constitue « la promesse vivante d’une Afrique prospère, intégrée et pacifique », a-t-il dit, faisant observer que des millions d’Africains continuent de souffrir en raison des conflits armés, du terrorisme, de l’extrémisme violent, des catastrophes climatiques et des crises humanitaires.
Il a, par là même, appelé à « une mobilisation africaine plus forte face au terrorisme », soulignant que ce phénomène « ne fait de distinction ni entre peuples, ni entre cultures, ni entre frontières », d’où la nécessité d’une réponse « unifiée, cohérente et durable », a-t-il dit.
Il a conclu son propos en insistant sur l’importance de l’unité africaine, considérant que « l’Afrique devient plus forte lorsque ses Etats parlent d’une seule voix », tout en appelant à accélérer « la mise en œuvre effective » de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et à renforcer l’intégration économique entre les pays du continent. L’Algérie le répète avec force : la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) n’est pas un simple accord commercial. C’est le levier le plus ambitieux d’émancipation. Unifier 1,4 milliard de consommateurs au sein d’un marché commun, c’est permettre à l’Afrique de négocier en bloc, État par État. C’est résister aux stratégies de division qui, hier encore, affaiblissaient sa voix.




