Meriem B
L’Université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed a accueilli, lundi, un important colloque national consacré aux « Accords commerciaux et à l’intégration économique en Afrique », une rencontre scientifique qui a réuni une large palette d’universitaires, de chercheurs et d’experts autour des nouveaux enjeux économiques du continent africain et des perspectives offertes à l’Algérie dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Organisé par la Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion en mode hybride, en présentiel et par visioconférence, l’événement a enregistré la participation de représentants de plusieurs universités nationales, notamment celles d’Oran 2, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Chlef, Béchar, Tindouf, Alger 3, Tizi Ouzou, Skikda et Mostaganem, ainsi que de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed Boudiaf (USTO-MB). Des écoles supérieures, à l’image de l’École nationale supérieure des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication d’Oran et de l’École supérieure d’économie d’Oran, ont également pris part à cette manifestation scientifique, aux côtés de l’entreprise GISB ELECTRIC en tant que partenaire économique.
À travers une séance plénière et quatre ateliers thématiques, les intervenants ont exploré plusieurs dossiers stratégiques liés aux dynamiques d’intégration économique africaine et au repositionnement de l’Algérie dans les échanges continentaux. Les débats ont particulièrement porté sur les opportunités offertes par la ZLECAF en matière de diversification des exportations algériennes, de stimulation du commerce intra-africain et de renforcement de l’intégration régionale.
La ZLECAF au centre des débats sur l’avenir économique de l’Algérie
Les communications présentées ont également mis l’accent sur les défis structurels qui accompagnent cette transition économique, notamment les questions relatives aux règles d’origine, à la logistique transfrontalière et au financement des chaînes d’approvisionnement africaines. Dans ce contexte, plusieurs interventions ont souligné le rôle stratégique des infrastructures frontalières, à l’instar du poste frontalier Mustapha Ben Boulaïd, considéré comme un levier de consolidation des échanges commerciaux entre l’Algérie et les pays africains.
Le colloque a, par ailleurs, accordé une place importante aux problématiques énergétiques et environnementales. Des chercheurs ont ainsi abordé les perspectives de la transition énergétique en Algérie et son intégration dans les accords verts africains, tout en mettant en avant les opportunités offertes par l’intelligence artificielle dans le développement des infrastructures vertes et l’amélioration de la gouvernance énergétique.
Transition énergétique, intelligence artificielle et nouvelles logistiques africaines
D’autres communications ont porté sur la qualité institutionnelle et le commerce durable, les expériences comparées de certains pays africains dans l’application de la ZLECAF, ou encore la coopération Sud-Sud comme vecteur de puissance géoéconomique pour le continent. Les participants ont également analysé les impacts de la financiarisation du secteur agricole mondial sur les prix des produits alimentaires en Algérie, ainsi que les transformations induites par la numérisation des chaînes logistiques et agricoles.
Les travaux ont donné lieu à des échanges soutenus entre enseignants-chercheurs, doctorants et participants, autour des conditions nécessaires à une meilleure insertion de l’Algérie dans les dynamiques économiques africaines. Plusieurs intervenants ont insisté sur l’importance d’une stratégie nationale fondée sur l’innovation, le développement logistique, la transition énergétique et l’amélioration de la compétitivité des exportations hors hydrocarbures.
À travers cette rencontre académique, l’Université d’Oran 2 a ainsi confirmé son rôle comme espace de réflexion et de débat sur les grands enjeux économiques contemporains, dans un contexte marqué par l’accélération des mutations géoéconomiques et l’émergence de nouvelles formes de coopération continentale.




