Meriem B
La wilaya d’Oran a clôturé la phase locale de l’enquête nationale sur les violences faites aux femmes, une initiative stratégique destinée à renforcer la prévention et à améliorer l’accompagnement sanitaire et psychologique des victimes. Cette opération, pilotée par l’Institut national de santé publique, constitue une étape majeure dans la mise en place d’un dispositif d’observation fiable et actualisé, capable d’orienter les politiques publiques et les actions de terrain.

Hier, la Direction de la santé et de la population d’Oran a accueilli la cérémonie de restitution des résultats. La rencontre a réuni les enquêteurs de terrain et les représentants des établissements de santé impliqués, soulignant la mobilisation coordonnée du secteur sanitaire face à un enjeu sociétal majeur. L’enquête visait à collecter des données précises sur les différentes formes de violence subies par les femmes, qu’elles se déroulent dans le cadre sanitaire ou dans la sphère sociale, afin d’alimenter une base scientifique solide pour la prise de décision.
À Oran, plusieurs structures hospitalières et de proximité ont été mobilisées, parmi lesquelles le Centre hospitalo-universitaire d’Oran, l’établissement hospitalier public El Mohgoun, ainsi que les établissements publics de santé de proximité d’Arzew et de Front de mer. Les enquêteurs ont appliqué un protocole scientifique rigoureux, garantissant le respect des normes éthiques et la confidentialité des informations collectées. Cette méthodologie a permis d’assurer la fiabilité et la pertinence des données, un élément crucial pour l’élaboration de programmes adaptés aux réalités du terrain.
La séance de restitution a permis de présenter les principaux résultats et d’échanger sur les contraintes rencontrées, tant sur le plan technique qu’organisationnel. Les participants ont souligné l’importance de renforcer la coordination intersectorielle et de développer les dispositifs de détection précoce, afin d’identifier rapidement les victimes et de leur fournir un accompagnement adapté dès le premier signalement.
Les autorités ont également salué l’engagement des équipes sur le terrain, insistant sur le rôle central du secteur de la santé dans la protection des femmes et des populations vulnérables. Les données issues de cette enquête serviront de référence pour concevoir des stratégies nationales de prévention, améliorer la formation du personnel sanitaire et renforcer l’accès aux soins et au soutien psychologique pour les victimes.
Les rapports finaux seront transmis aux instances centrales compétentes pour analyse et intégration dans les programmes d’action futurs. L’objectif est clair : faire du secteur de la santé un partenaire actif et structurant dans la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes, tout en consolidant les mécanismes de prévention et de protection à l’échelle nationale.
Cette enquête nationale, désormais bouclée à Oran, marque un pas concret vers une meilleure connaissance du phénomène et l’amélioration tangible de la prise en charge des victimes, traduisant l’engagement des autorités sanitaires à faire face à ce fléau avec sérieux, méthode et humanité.