Le gouvernement fédéral somalien entend maintenir l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives sur la base du suffrage universel, malgré l’échec des négociations entre autorités centrales et régionales sur le mode de scrutin, a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdisalam Abdi Ali.

« Le gouvernement fédéral reste ouvert au dialogue et au compromis », a-t-il affirmé, cité par le site Somali Guardian.

« Mais sur le principe du suffrage universel, notre position demeure ferme. L’évolution démocratique de la Somalie ne saurait être indéfiniment rapportée », at-il ajouté.

Ces derniers jours, dans la perspective de l’élection présidentielle, d’intenses discussions se sont tenues au sein du Conseil pour l’avenir de la Somalie, instance réunissant un large éventail d’acteurs politiques à différents niveaux. Toutefois, les trois cycles de consultations, dont le dernier s’est achevé lundi, n’ont pas permis d’aboutir à un compromis.

Selon les médias locaux, de profondes divergences sont apparues lorsque les délégations des États du Jubaland et du Puntland ont refusé de soutenir les projets du gouvernement relatifs à l’examen à venir.

La réforme a été lancée par le président sortant, Hassan Sheikh Mohamoud, qui a proposé une série d’amendements à la Constitution fédérale transitoire de 2012. Ceux-ci souhaitaient mettre fin au caractère provisoire de la loi fondamentale et introduire plusieurs dispositions structurantes en matière d’organisation de l’État.

Dans ce cadre, la Somalie, actuellement dotée d’un régime parlementaire, évoluait vers un système présidentiel conférant des pouvoirs élargis au chef de l’Etat.