L’Algérie a organisé, récemment, une rencontre en marge de la 69 session de la Commission des stupéfiants des Nations Unies (CND) à Vienne, avec pour thème : « Cannabis hybride : un danger croissant pour la santé publique et la sécurité nationale », a indiqué jeudi un communiqué de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT).
Cette rencontre, ouverte par l’ambassadeur représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies à Vienne, Larbi Latrèche, a été marquée par une large présence d’ambassadeurs et de diplomates étrangers, de nombreux membres des délégations participant aux travaux de la Commission des stupéfiants, en sus de représentants de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), précise le communiqué. Sous la supervision de l’ONLCDT, des experts du ministère de la Justice, du ministère de la Santé et de la Gendarmerie nationale ont présenté des exposés spécialisés portant sur ce thème, « ayant mis en exergue les résultats des analyses de laboratoire effectuées sur le cannabis introduit illégalement en Algérie par ses frontières ouest ».
Ces analyses « ont révélé, ces dernières années, une tendance à la hausse du taux de la substance à effet psychoactif (THC), ce qui rend ce type de cannabis à haute teneur particulièrement dangereux en termes de dépendance et d’effets négatifs sur la santé mentale et physique, notamment chez les jeunes, qui en sont les principaux consommateurs », lit-on dans le communiqué.
Les exposés sur la lumière sur les risques sécuritaires résultant de la prolifération du cannabis hybride et son impact sur la sérénité et la sécurité publique, d’où l’importance « d’une mobilisation nationale globale adaptée à l’ampleur de ces menaces complexes et de la lutte contre les réseaux de trafic de drogues qui ont développé leurs méthodes dans leurs tentatives visant à inonder le territoire national de cette drogue mortelle », ajoute le communiqué.
Dans ce contexte, les intervenants ont passé en revue « la réponse intégrée adoptée par les autorités publiques et les corps de sécurité », « alliant mesures coercitives et préventives, et ce, en plus de la prise en charge sanitaire, les soins et la réinsertion, en application des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de la stratégie nationale de prévention contre les stupéfiants et les substances psychotropes (2025-2029) adopté en avril 2025 ».
La présente session a été marquée par l’installation des membres du groupe d’experts multilatéral, chargés d’élaborer les recommandations pour renforcer l’application des engagements prévus dans les accords de contrôle de la drogue.




