H. Nassira 

Mouad Abed, coordinateur de wilaya de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) à Oran, a dénoncé l’absence des marchés solidaires « Errahma » dans plusieurs communes de la wilaya, soulignant que cette carence relève directement de la responsabilité des APC.

Dans un entretien accordé à Cap Dz, il a rappelé que ces marchés sont essentiels pour permettre aux citoyens à faibles revenus d’accéder à des fruits et légumes frais à des prix abordables. « Les fruits et légumes nécessitent des espaces spécifiques, adaptés aux besoins des consommateurs modestes. L’organisation de ces marchés n’est pas une question de volonté des commerçants, mais de mise à disposition d’emplacements par les communes », a-t-il insisté.

Selon lui, malgré la disponibilité d’infrastructures adaptées dans plusieurs quartiers comme Essabah, El Nour ou Belgaid, les APC n’ont pas pris les mesures nécessaires pour faciliter la création de ces marchés. « Trop souvent, les maires avancent qu’ils ne trouvent pas de lieux pour exposer les produits. Cela n’est ni logique ni acceptable », a-t-il ajouté.

Cette absence a des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des habitants. Dans les marchés et commerces de la région est d’Oran, les prix des fruits et légumes ont atteint des niveaux élevés à quelques jours de l’Aïd el-Fitr. Les tomates se vendent jusqu’à 170 DA le kilogramme, la betterave à 200 DA, et la laitue, dont le prix n’a pas baissé depuis le début du Ramadan, reste entre 250 et 270 DA le kilogramme. La pomme de terre se négocie entre 90 et 95 DA, l’oignon à 100 DA, tandis que le concombre et la carotte restent difficiles à se procurer.

Même les viandes blanches connaissent une hausse notable, avec le poulet affiché à 500 DA le kilogramme dans certains commerces. Ces niveaux tarifaires, observés dans les communes de la région est, viennent accentuer la pression sur les ménages, en particulier ceux à faibles revenus, qui ne bénéficient pas des marchés solidaires pour alléger le coût de leurs courses.

Mouad Abed a conclu en appelant à une mobilisation coordonnée entre les communes et les commerçants pour mettre en place des solutions pérennes. Selon lui, l’organisation rapide de marchés « Errahma » dans toutes les communes de la wilaya permettrait de garantir un accès équitable aux produits frais et de protéger le pouvoir d’achat des citoyens avant les grandes fêtes.