R. L

La recherche de terrain s’impose comme un pilier essentiel de la formation universitaire en sciences sociales. C’est dans cette perspective que la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed, en collaboration avec le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, a organisé un important workshop appliqué consacré à la place des données de terrain dans la construction du savoir scientifique.

Initiée par le Club des éclairages intellectuels et coordonnée avec le département de sociologie et d’anthropologie, cette rencontre scientifique, destinée aux étudiants de master, a été conçue comme un espace de formation et d’initiation aux méthodes de recherche empirique. L’objectif affiché est clair : renforcer les compétences méthodologiques des étudiants et les accompagner dans l’acquisition d’outils rigoureux pour la collecte, l’analyse et l’exploitation des données de terrain, notamment dans le cadre de la préparation de leurs mémoires de fin d’études.

Le workshop a offert un cadre académique particulièrement riche, marqué par des échanges soutenus autour des enjeux méthodologiques liés à la transformation des données empiriques en connaissances scientifiques structurées. Les discussions ont notamment porté sur les outils de la recherche qualitative, les techniques d’enquête, ainsi que les modalités d’interprétation des matériaux recueillis sur le terrain dans une perspective scientifique exigeante.

L’encadrement scientifique a été assuré par la docteure Merioua Hafida, coordinatrice du Club des éclairages intellectuels, qui a joué un rôle central dans l’organisation et la dynamique de cette initiative. Elle a été accompagnée par la docteure Benhemla Nassima ainsi que par le docteur Benachour Salem, chef du département de sociologie et d’anthropologie, qui ont assuré un suivi pédagogique et méthodologique des travaux des étudiants.

La séance inaugurale a été marquée par l’intervention du directeur de recherche au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle et chef du département « Villes et territoires ». Dans sa communication, il a souligné que la qualité de la recherche scientifique repose autant sur la pertinence du sujet que sur la rigueur méthodologique et la capacité du chercheur à analyser les données dans leur contexte socio-culturel.

Cette initiative a également mis en lumière le niveau d’expertise du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, reconnu pour ses approches articulant fondements théoriques et ancrage empirique. Les interventions des enseignants et chercheurs ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives aux étudiants, en les sensibilisant à l’importance du terrain comme espace privilégié de production du savoir scientifique.

Au-delà de son contenu académique, ce workshop s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer la culture de la recherche appliquée au sein du département de sociologie et d’anthropologie. Il contribue ainsi à former une nouvelle génération de chercheurs capables de décrypter les transformations sociales à travers des outils scientifiques solides.

Enfin, cette initiative illustre la volonté de l’université de consolider les passerelles entre institutions académiques et centres de recherche, afin de favoriser un enrichissement mutuel et d’améliorer la qualité de la formation à travers une immersion accrue dans les réalités du terrain.