Wassila B
Une série de cas présumés d’intoxication alimentaire a été enregistrée, hier, dans la cité Akid Lotfi, à Oran. Plusieurs habitants ont été admis aux services des urgences après avoir consommé des sardines qui auraient été achetées auprès de deux vendeurs exerçant de manière informelle devant le CEM Zech Tayeb, suscitant une vive inquiétude parmi les riverains.
Selon les témoignages recueillis sur place, les personnes prises en charge présentaient des symptômes compatibles avec une intoxication alimentaire, notamment des vomissements, des diarrhées, des douleurs abdominales et de la fièvre. Si les circonstances exactes de cet épisode restent à déterminer, les investigations des services compétents devront établir les causes précises de ces malaises.
Pour les habitants du quartier, les conditions dans lesquelles ce poisson est commercialisé constituent une source de préoccupation de longue date. Depuis plusieurs mois, deux vendeurs occupent quotidiennement le trottoir situé devant l’entrée principale de l’établissement scolaire, où les sardines sont proposées à la vente en plein air, sans dispositif de réfrigération apparent et dans des conditions jugées incompatibles avec les exigences sanitaires, particulièrement en cette période de fortes chaleurs.
Au-delà des risques potentiels pour la santé publique, cette activité informelle suscite également la colère des parents d’élèves. Ceux-ci dénoncent une occupation anarchique de l’espace public aux abords du collège, estimant que les appels incessants des vendeurs perturbent le déroulement des cours et affectent le climat de sérénité nécessaire aux apprentissages. Ils déplorent également l’état d’insalubrité laissé quotidiennement après le départ des commerçants, marqué par la présence de déchets de poisson, de mauvaises odeurs et d’insectes.
Face à cette situation, les représentants des parents d’élèves interpellent le wali d’Oran afin qu’il ordonne une intervention des services concernés. Ils demandent la suppression de ce point de vente informel, l’application rigoureuse de la réglementation relative à l’occupation du domaine public ainsi qu’un renforcement des opérations de contrôle des activités commerciales exercées en dehors du cadre légal.
Pour les riverains, les cas présumés d’intoxication enregistrés constituent un signal d’alarme qui impose une réaction rapide des pouvoirs publics. « Nos enfants doivent pouvoir évoluer dans un environnement scolaire sain, sécurisé et préservé de toute activité susceptible de compromettre leur santé ou leurs conditions d’étude », soulignent-ils, appelant à des mesures durables pour mettre définitivement fin à cette situation.

