La Fédération nationale des associations de parents d’élèves (FNAPE) soutient les réformes lancées par le ministère de l’Éducation nationale. Pour ses représentants, ces changements ne sont pas de simples ajustements cosmétiques. «Il s’agit de préparer nos enfants à un monde qui bouge sans arrêt», explique un membre du bureau national de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves.

Dans cette logique, renforcer l’enseignement de l’anglais prend tout son sens : c’est la langue qui donne accès aux sciences et aux technologies, et donc, in fine, à de meilleures perspectives d’études et de travail pour les élèves. Autre mesure bien reçue : la révision de certaines matières au lycée.

La FNAPE y voit une évolution positive, plus cohérente sur le plan pédagogique et plus souple dans l’organisation des cours. «Adapter les contenus à chaque filière, c’est redonner du sens au parcours de l’élève», estime-t-on à la Fédération des associations de parents d’élèves: «Une évolution positive», qui espère aussi que cela allégera la charge de travail dont se plaignent régulièrement lycéens et parents.

Mais, c’est surtout autour du baccalauréat que les attentes sont les plus fortes. La FNAPE réclame une réorganisation de l’examen centrée sur les matières clés de chaque spécialité, sans pour autant sortir les autres disciplines des programmes.

L’objectif est double : pousser les élèves à approfondir leur domaine de prédilection, tout en réduisant la pression qui s’abat sur eux au moment des épreuves. «Nos enfants doivent pouvoir montrer ce dont ils sont vraiment capables, sans être écrasés par le stress», témoigne un parent, pour qui les semaines d’examen ressemblent trop souvent à une épreuve de résistance plus qu’à un vrai test de connaissances.