
K. Belaadem
Le couvert végétal du quartier Nedjma (Chteïbo), relevant de la commune de Sidi Chahmi, est une nouvelle fois pris pour cible. Deux arbres offrant une ombre particulièrement appréciée des riverains ont été sauvagement élagués, hier matin, par deux individus dont l’identité demeure inconnue.
L’acte, commis en pleine période estivale, suscite l’indignation des habitants, d’autant que ces arbres constituent des espaces de fraîcheur particulièrement précieux au cœur d’un environnement urbain fortement exposé aux températures élevées. En quelques heures, les deux arbres ont été réduits à l’état de structures dépouillées de leurs principales branches.
Au-delà de cet épisode, c’est surtout la répétition de ces atteintes qui inquiète les riverains. Un an auparavant, un autre arbre, âgé de plus de trente ans et situé à seulement deux mètres des deux nouvelles victimes, avait déjà subi une intervention similaire. Une succession d’actes qui soulève désormais de nombreuses interrogations dans le quartier.
Qui s’en prend aux arbres de Chteïbo ?
La question revient avec insistance parmi les habitants : qui se trouve derrière ces coupes sauvages et pour quelles raisons ? Si l’identité des deux personnes impliquées dans les dernières dégradations n’est pas connue, les riverains souhaitent que les circonstances de ces actes soient élucidées et que les responsabilités soient établies.
Dans un contexte où les pouvoirs publics mettent en avant la nécessité de préserver les espaces verts et de renforcer la végétalisation des villes, la multiplication de telles pratiques apparaît préoccupante. Chaque arbre supprimé ou gravement endommagé représente une perte pour l’environnement immédiat, particulièrement dans des quartiers où les espaces ombragés demeurent rares.
Les habitants de Chteïbo appellent ainsi les services concernés à accorder une attention particulière à ce phénomène et à renforcer la surveillance des espaces arborés. Ils souhaitent également que les arbres encore préservés puissent bénéficier d’une protection effective afin d’éviter que d’autres ne connaissent le même sort.
Au-delà de l’émoi suscité par ces nouvelles dégradations, cet épisode pose une question plus large : comment préserver durablement le patrimoine végétal urbain si les arbres plantés et entretenus au bénéfice de la collectivité restent exposés à des interventions anarchiques ?
Le sort réservé à ces deux arbres relance ainsi le débat sur la protection du couvert végétal dans les quartiers périphériques d’Oran et sur la nécessité de mettre fin à des pratiques qui, lorsqu’elles se répètent, finissent par fragiliser durablement le cadre de vie des habitants.



