Le Fonds africain pour l’économie circulaire, fonds fiduciaire multi-donateurs administré par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), accompagne 8 nouveaux pays dans l’élaboration ou la mise en œuvre de leurs feuilles de route nationales pour l’économie circulaire.
Cette deuxième cohorte élargit un programme destiné à montrer comment l’économie circulaire, lorsqu’elle est intégrée aux politiques publiques, peut devenir un véritable levier de transformation économique, a indiqué l’institution panafricaine dans un communiqué.
Dans le cadre de cette deuxième phase du programme des feuilles de route nationales pour l’économie circulaire (NCER), l’Angola, le Libéria, Madagascar et le Sénégal définiront leurs propres feuilles de route, en identifiant les secteurs prioritaires, en coordonnant l’action des institutions concernées et en adaptant les orientations stratégiques à leurs structures productives nationales.
Le Bénin, le Tchad, l’Ethiopie et Maurice, qui font partie de la première cohorte, passent, quant à eux, à la phase de mise en œuvre afin de traduire leurs cadres gouvernementaux en politiques applicables, en programmes financés et en capacités institutionnelles durables, selon la même source.
Une grande partie des richesses naturelles de l’Afrique continue d’être exportée sans transformation, ce qui freine l’industrialisation et limite la création d’emplois. L’économie circulaire contribue à réduire cette perte de valeur structurelle en maintenant les ressources et leur potentiel productif au sein des économies nationales.
Elle permet notamment de prolonger la durée de vie des bâtiments et des infrastructures, de valoriser les sous-produits agricoles dans les systèmes énergétiques et de réintroduire les matières premières secondaires dans les chaînes d’approvisionnement industrielles.
Trente-deux pays africains ont répondu à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Fonds africain pour l’économie circulaire pour la deuxième cohorte, signe de l’intérêt croissant des Etats pour l’économie circulaire et de leur volonté de se doter de cadres solides pour orienter l’action publique, lit-on dans le communiqué.
« Le continent fait face à un déficit annuel de financement du développement supérieur à 400 milliards de dollars. Les feuilles de route pour l’économie circulaire peuvent aider les pays à renforcer leurs capacités productives nationales et à transformer leurs priorités en opportunités d’investissement », a déclaré Anthony Nyong, directeur départemental du Changement climatique et de la Croissance verte à la BAD.




