Djamila M

À quelques jours de la rentrée scolaire, l’état de l’environnement immédiat de l’école primaire Chahid Bouazza Ahmed, située dans le quartier Bouamama, à Oran, suscite l’inquiétude et le mécontentement de plusieurs parents d’élèves. Des amas de déchets et d’ordures se sont accumulés aux abords de l’établissement, donnant lieu, selon les témoignages recueillis auprès de parents, à une situation qui se répète à chaque rentrée.

Cette situation ravive une nouvelle fois la question de l’entretien et de la propreté des abords des établissements scolaires, censés offrir aux enfants et aux personnels éducatifs et administratifs un cadre propre, sain et sécurisé.

Des parents d’élèves déplorent ainsi la présence persistante de déchets autour de l’école, estimant que cet environnement ne correspond pas à la vocation d’un établissement scolaire. Au-delà de l’aspect visuel, ils redoutent les conséquences liées à l’accumulation des détritus, notamment les mauvaises odeurs ainsi que la prolifération éventuelle d’insectes et de rongeurs.

Pour les familles, le principal problème réside dans le caractère récurrent de cette situation. « La question de la propreté devient une préoccupation saisonnière », déplorent certains parents, qui constatent une mobilisation particulièrement visible à l’approche de la rentrée, avant que le problème ne réapparaisse ultérieurement.

Les parents plaident, à ce titre, pour une prise en charge durable, qui ne se limiterait pas à des opérations ponctuelles précédant la rentrée scolaire ou intervenant après des protestations. Ils souhaitent la mise en place d’un dispositif régulier de collecte des déchets et d’entretien des abords de l’établissement.

Ils appellent également à une meilleure coordination entre les services communaux, les structures chargées de la propreté et les responsables des établissements scolaires, afin de permettre une intervention rapide dès l’apparition de telles situations.

Pour les familles, la propreté des espaces entourant les écoles dépasse largement la seule dimension esthétique. Elle participe directement à la création d’un environnement propice à l’apprentissage et à la préservation du bien-être et de la sécurité des élèves.

À l’approche de la rentrée, les habitants de Bouamama espèrent ainsi que ces doléances se traduiront rapidement par des mesures concrètes sur le terrain. Ils souhaitent surtout que les élèves ne retrouvent pas, cette année encore, le même décor de déchets aux abords de leur école.

Au-delà du nettoyage immédiat, les parents appellent à une solution durable fondée sur la régularité de la collecte, un meilleur suivi des opérations et une définition claire des responsabilités. Pour eux, une école ne saurait être réduite à un simple bâtiment accueillant des élèves : elle doit également constituer un cadre propre et digne, à la hauteur de sa mission éducative.