L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté mardi sur l’aggravation des risques sanitaires dans la bande de Ghaza, à l’approche de la saison des pluies, alors que la population continue de vivre dans des conditions extrêmement précaires, en raison de l’agression génocidaire sioniste en cours depuis le 7 octobre 2023. « Alors que nous ne parvenons pas toujours à fournir aux populations les composants « minimaux d’eau nécessaires, la qualité de l’eau et sa contamination un problème majeur », a déclaré, depuis la bande de Ghaza, lors d’un point de presse à Genève Reinhilde Van de Weerdt, représentante de l’OMS pour la Palestine.

Entre janvier et août de cette année, avec plus de 6.700 échantillons d’eau analysés, la contamination microbiologique a presque triplé, passant de moins de 6% en janvier à plus de 18% en août, selon l’OMS.

Cette situation s’est accompagnée d' »une hausse significative des cas de diarrhée aiguë au cours de la même période: leur nombre a presque doublé, passant d’environ 27.000 en mars à plus de 48.000 en août », a déclaré Mme Van de Weerdt.

Aujourd’hui « la saison des pluies et l’hiver approchent à grands pas. La grande majorité des habitants de Ghaza vit toujours dans des sites extrêmement surpeuplés, sous des tentes précaires », avec « des monticules de déchets atteignant plusieurs mètres de haut », at-elle encore alerté.

Selon elle, les pluies qui approchent entraîneront l’inondation des sites surpeuplés, et les eaux usées, les déchets et l’eau contaminée « se propageront dans les espaces mêmes où les habitants dorment, cuisinent et s’occupent de leurs enfants », aggravant le risque de maladies hydriques.

« Nous avons un besoin urgent de davantage d’abris permanents, d’un approvisionnement durable en eau – tant en quantité qu’en qualité – et de systèmes de gestion des déchets », ainsi que de fournitures de laboratoire pour confirmer rapidement les causes de maladies, a ajouté le responsable.

Or, souligne-t-elle, des fournitures essentielles de laboratoire et de diagnostic, notamment des réactives nécessaires aux analyses, ne sont toujours pas autorisées à entrer.

L’OMS réclame donc « l’entrée sans envoi et accélérée, à grande échelle, des médicaments et fournitures essentielles ».